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Carcassonne en ébullition : un millier de manifestants défient la nouvelle majorité municipale

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Plus de trois cents personnes ont battu le pavé ce mercredi dans la cité audoise pour exprimer leur opposition à l’extrême droite, après l’accession à la mairie de Christophe Barthès et l’adoption de ses premières mesures controversées.

L’initiative, portée par le collectif « Nous Carcassonne » créé dans la foulée de la victoire électorale, a rassemblé des citoyens de tous âges autour d’un mot d’ordre commun. « Notre ville est désormais dirigée par l’extrême droite, mais nous en ferons un lieu de résistance », a déclaré Yassine El Kdim, l’un des fondateurs du mouvement. Les manifestants ont déployé des banderoles où l’on pouvait lire « Aucun nazi dans notre cité » ou encore « La violence n’a jamais bâti une Cité », en référence au patrimoine médiéval classé par l’Unesco.

Le cortège, parti du centre-ville, a rejoint la citadelle médiévale dans une ambiance déterminée. Une grande banderole portait l’inscription « Assez des menaces », après que le nouveau maire a averti qu’il surveillerait les participants à cette mobilisation et que les associations impliquées perdraient leurs subventions municipales. « Cette intimidation ne nous effraie pas. Au contraire, elle renforce notre détermination », a confié Nolan Boutaleb, étudiant de 19 ans et cofondateur du collectif.

Parmi les participants, Carole, une retraitée de 71 ans, venue avec son époux Laurent, a confié son inquiétude face à ce qu’elle considère comme un avant-goût des politiques d’extrême droite. Depuis son élection, Christophe Barthès a pris plusieurs décisions jugées polémiques, notamment un arrêté contre la mendicité, le retrait du drapeau européen de la façade de l’hôtel de ville et la suppression d’une subvention accordée à la Ligue des droits de l’Homme.

« Le mandat électoral ne confère pas tous les pouvoirs », a souligné Patrick Bordes, professeur de français et co-secrétaire départemental de la FSU, présent dans le cortège. Le collectif « Nous Carcassonne » a reçu le soutien de plusieurs organisations syndicales et associatives, parmi lesquelles la CGT, la FSU, la LDH et SOS Racisme.

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