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Le pétrole baisse et la BCE souffle un peu

Alors que l’inflation avait grimpé à cause des tensions au Moyen-Orient, le récent accord entre l’Iran et les États-Unis fait baisser le prix du baril. De…

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Le pétrole baisse et la BCE souffle un peu

Alors que l’inflation avait grimpé à cause des tensions au Moyen-Orient, le récent accord entre l’Iran et les États-Unis fait baisser le prix du baril. De quoi donner un peu d’air à la Banque centrale européenne, selon son gouverneur Emmanuel Moulin.

Les prix de l’énergie reculent enfin et cela tombe à pic pour la Banque centrale européenne. Son gouverneur, Emmanuel Moulin, l’a reconnu vendredi sur Bloomberg TV. Ce reflux, notamment porté par la chute du pétrole, facilite le travail de l’institution qui veille à la stabilité des prix en zone euro. Une bonne nouvelle dans un contexte tendu.

Il faut dire que la situation était délicate. La hausse des prix de l’énergie provoquée par le conflit au Moyen-Orient avait relancé l’inflation. Pour y faire face, la BCE a relevé son principal taux directeur d’un quart de point en juin, le portant à 2,25%. Une décision prise après une pause de près d’un an. Aujourd’hui, l’enjeu est clair pour la Banque de France. Il faut éviter que cette flambée énergétique ne contamine l’ensemble des prix en Europe. Et sur ce point, les dernières nouvelles sont encourageantes.

La signature d’un accord entre l’Iran et les États-Unis le 17 juin a provoqué une baisse du prix du baril de pétrole. Ce recul, selon Emmanuel Moulin, devrait aussi atténuer l’inflation dans les services. La prochaine réunion de la BCE est prévue le 23 juillet. Pour l’instant, aucune orientation n’a été donnée sur la suite. Le gouverneur a insisté sur un point. La hausse des taux en juin n’est pas le début d’un nouveau cycle de resserrement. La décision sera prise le moment venu. Et pour l’instant, la BCE estime être en bonne position. Ce contexte plus apaisé a même permis au gouverneur d’évoquer, fin juin, un scénario positif pour la croissance française, alors que ses prévisions venaient d’être revues à la baisse.

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