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Le français au Vietnam, un héritage académique face aux réalités économiques
Malgré sa valeur culturelle et éducative reconnue, la langue française peine à s’imposer comme un atout professionnel décisif dans le Vietnam contemporain, où l’anglais domine les perspectives de carrière.
Dans les salles de classe de l’école Doan Thi Diem à Hanoï, des élèves de primaire s’initient avec enthousiasme à la langue française, héritage d’une tradition éducative qui demeure la deuxième langue étrangère enseignée dans le pays. Ces jeunes esprits nourrissent des rêves ambitieux, inspirés par la culture francophone, bien que les débouchés professionnels associés à cette compétence linguistique restent limités sur le marché du travail local.
Le français conserve un statut académique particulier, avec environ trente mille apprenants recensés dans l’enseignement primaire et secondaire en 2023. Les enseignants mettent en avant son apport intellectuel et son rôle dans le développement de l’esprit critique des élèves. Certains établissements prestigieux continuent de valoriser cet enseignement, considérant qu’il offre une distinction certaine dans le parcours éducatif.
Néanmoins, la situation contraste fortement avec la domination incontestée de l’anglais, devenu la langue incontournable des échanges internationaux et des opportunités professionnelles. Les employeurs privilégient généralement la maîtrise de l’anglais, langue perçue comme plus universellement utile dans les secteurs porteurs de l’économie vietnamienne.
La communauté francophone, estimée entre six cent mille et sept cent mille personnes, se compose principalement de personnes âgées ayant connu la période coloniale ou post-indépendance. Le renouvellement générationnel des locuteurs francophones représente un défi majeur, d’autant que les perspectives d’emploi directement liées au français restent modestes comparées à celles offertes par d’autres langues.
Certains observateurs notent que la France maintient une coopération éducative significative avec le Vietnam, ayant formé des milliers d’ingénieurs, de médecins et d’experts vietnamiens. Cette formation d’excellence constitue un pont entre les deux pays, même si son impact sur le marché du travail local demeure relativement circonscrit à certains secteurs spécialisés.
Les élèves qui choisissent le français le font souvent par passion culturelle ou projet d’études à l’étranger, conscient que cette compétence linguistique offre davantage d’opportunités académiques que professionnelles immédiates. Le défi consiste désormais à concilier la richesse de cet héritage culturel avec les exigences d’une économie globalisée où l’anglais s’est imposé comme lingua franca.
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