Monde
Le Chili retire son appui à Michelle Bachelet pour la course au secrétariat général de l’ONU

_**Le gouvernement de José Antonio Kast a mis fin à son soutien à la candidature de l’ancienne présidente socialiste, invoquant des divergences régionales. Michelle Bachelet conserve néanmoins le parrainage du Mexique et du Brésil.**_
Le ministère chilien des Affaires étrangères a officiellement annoncé le retrait de l’appui de Santiago à la candidature de Michelle Bachelet au poste de secrétaire général des Nations unies. Cette décision intervient peu après l’arrivée au pouvoir de l’exécutif de José Antonio Kast. L’ancienne cheffe d’État, qui a dirigé le Chili à deux reprises, avait été proposée par l’administration précédente de Gabriel Boric, en coordination avec les gouvernements mexicain et brésilien.
Dans un communiqué, la diplomatie chilienne a justifié ce revirement par la fragmentation des candidatures en Amérique latine et des désaccords avec certains acteurs influents dans ce processus. Elle a estimé que ces éléments rendaient la candidature peu viable et en compromettaient les chances. Le président Kast a, pour sa part, évoqué devant la presse un « coût important » pour le Chili, sans fournir davantage de précisions. L’exécutif a toutefois précisé qu’il ne soutiendrait aucun autre candidat si Michelle Bachelet maintenait sa démarche.
L’intéressée a réagi en affirmant sa volonté de poursuivre le travail engagé avec le Brésil et le Mexique, réaffirmant le caractère collectif de cette initiative. Son nom figure parmi ceux pressentis pour succéder à Antonio Guterres, dont le mandat arrive à échéance à la fin de l’année. Médecin pédiatre de formation, Michelle Bachelet a non seulement été la première femme à accéder à la présidence chilienne, mais elle a aussi occupé des fonctions de premier plan au sein des Nations unies, notamment comme directrice exécutive d’ONU Femmes et haute commissaire aux droits de l’homme.
La course à la succession s’inscrit dans un contexte où l’idée d’une rotation régionale, bien qu’informelle, pourrait favoriser un candidat d’Amérique latine. Aucune femme n’a encore occupé le poste de secrétaire général en huit décennies d’existence de l’organisation, et un seul Latino-Américain, le Péruvien Javier Pérez de Cuéllar, a exercé cette fonction. Plusieurs autres personnalités sont en lice, dont la diplomate argentine Virginia Gamba, l’ancienne vice-présidente costaricienne Rebeca Grynspan, le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi et l’ex-président sénégalais Macky Sall.

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