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Larry King, le vétéran à bretelles de la télé, roi de l’interview, est mort

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Roi de l’interview, star de l’audiovisuel américain, Larry King, qui s’est éteint samedi à 87 ans, a passé plus de 60 ans derrière un micro, et son émission sur CNN diffusée de 1985 à 2010 était devenue un passage obligé pour les responsables politiques et les célébrités.

De Yasser Arafat à Vladimir Poutine, qui a aussitôt salué sa mémoire, en passant par Hillary Clinton, Marlon Brando ou encore les quidams qui faisaient l’actualité, Larry King a mené plus de 40.000 interviews depuis 1958.

C’est la compagnie qu’il cofondée, Ora Media, qui a annoncé samedi avec « une profonde tristesse » son décès à Los Angeles.

Elle n’en a pas précisé la cause mais Larry King avait été admis à l’hôpital après avoir contracté le Covid-19, avait indiqué au début du mois la chaîne CNN.

« Pendant 63 ans, à la radio, à la télévision et sur les médias numériques, les milliers d’interviews et de récompenses de Larry et la reconnaissance mondiale à son égard témoignent de son talent unique en tant qu’homme des médias », a ajouté Ora Media.

Larry King s’était entretenu avec chaque président depuis Gerald Ford, soit après leurs mandats, soit avant, comme ce fut le cas pour George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump. C’est chez lui que Jacques Chirac annonce en 1995 la réduction du nombre d’essais nucléaires français dans le Pacifique.

La journaliste de CNN Christiane Amanpour a salué « un géant de l’audiovisuel », tandis que Vladimir Poutine a loué son « grand professionnalisme ».

Pendant les 25 années de son émission, l’ambiance sur le plateau était immanquablement chaleureuse, presque intime, voire complaisante: « Cela ne m’intéresse pas de mettre les gens mal à l’aise » expliquait-il en 1995 à l’AFP.

Dans le même entretien, il ne se revendiquait d’ailleurs pas comme journaliste mais comme un « infotainer », dérivé de « infotainment », mêlant information et « entertainment », le divertissement.

Le regard vif derrière de grosses lunettes, et avec une gouaille toute personnelle, Larry King, toujours en bras de chemise, était facilement reconnaissable à ses cravates multicolores et ses bretelles.

Un million de téléspectateurs

De son vrai nom Larry Zeiger, l’enfant juif de Brooklyn né le 19 novembre 1933 de parents immigrés russes devient orphelin de père à dix ans. Affecté par ce décès, il ne fait plus d’efforts à l’école et n’ira jamais à l’université.

Il rêve cependant d’une carrière dans la radio et part en Floride tenter sa chance.

Il devient ainsi disc-jockey dans une radio de Miami et change son nom en « King », le directeur de la station considérant son nom comme « trop ethnique ».

Le nouvel animateur radio enregistre souvent dans un restaurant, invitant les passants à son micro.

En 1978, il quitte la Floride pour Washington où il lance un talk-show national à la radio, puis pour une télévision locale. La chaîne CNN le repère et l’intègre dans ses programmes de nuit en 1985.

Au moment de fêter ses quarante ans de carrière en 1997, il s’était dit « fier » de son succès gagné grâce à une recette simple. « Je suis curieux. Je pose des questions intéressantes. Je ne suis pas là pour embarrasser (mes invités), j’ai toujours aimé faire en sorte que les hôtes se détendent ».

Chaque soir, le rituel était alors le même: généralement depuis son studio de Washington, avec en arrière-plan les lumières de la ville, Larry King discutait en toute décontraction avec son hôte, avant qu’en deuxième partie, celui-ci réponde aux questions téléphonées du monde entier. L’émission était diffusée six soirs par semaine, transmise dans plus de 200 pays ou territoires.

Au faîte de son succès, Larry King rassemble plus d’un million de téléspectateurs chaque soir, ce qui en fait la star des chaînes câblées et lui permet de négocier un salaire de plus de 7 millions de dollars annuels.

Pourtant en 2010, en perte d’audimat, Larry King quitte la chaîne de Ted Turner. Il continue ses interviews sur son propre site internet avant de signer pour la chaîne publique Russia Today (RT) en 2013.

Marié huit fois à sept femmes différentes, l’octogénaire a eu cinq enfants.

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Décès : Roland Dumas, ministre et fidèle compagnon de Mitterrand, meurt à 101 ans

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Décès : Roland Dumas, ministre et fidèle compagnon de Mitterrand, meurt à 101 ans

Roland Dumas, ministre et fidèle compagnon politique de François Mitterrand, est décédé mercredi à l’âge de 101 ans. Avocat brillant et négociateur habile, il a marqué la politique française par ses plaidoiries et ses missions diplomatiques, malgré une carrière ternie par des scandales judiciaires.

Roland Dumas marqua les prétoires par ses plaidoiries de brillant avocat, les chancelleries par ses dons de négociateur roué et les salons par sa personnalité d’esthète et de séducteur. Mais sa carrière fut ternie par le scandale Elf qui le contraignit à démissionner de la présidence du Conseil constitutionnel et par sa condamnation pénale dans le dossier de la succession du sculpteur Giacometti.

L’homme, qui a partagé « 50 ans de secrets » avec François Mitterrand dont il a été trois fois ministre, avait une personnalité complexe. Chaleureux et cynique, ce fin collectionneur de tableaux était aussi misogyne et fasciné par l’argent. « Chez Dumas, il n’y a que le volant de sa Porsche qui soit à gauche », raillait-on au barreau.

Après une jeunesse « tranquille, monotone même », la vie de l’étudiant en droit, né à Limoges le 23 août 1922, bascule en mars 1944, lorsque son père, un contrôleur des impôts, est fusillé par les Allemands. Une « blessure singulière » qui marque à jamais le jeune homme, lui-même résistant depuis 1942.

Après la guerre, il « monte » à Paris, touche au journalisme et s’inscrit au barreau en 1950. Un temps tenté par le chant lyrique, il devient, au prix d’un travail acharné, l’un des ténors du palais. Il rencontre François Mitterrand dans des cercles d’anciens résistants. Les deux hommes, qui partagent le même goût pour les arts et la séduction, deviennent proches après l’élection en 1956 de Roland Dumas comme député de la Haute-Vienne. En 1959, Mitterrand est accusé d’avoir commandité l’attentat des Jardins de l’Observatoire dirigé contre lui-même. Roland Dumas assure sa défense.

Me Dumas est aux premières loges dès qu’un dossier sent le soufre: en pleine guerre d’Algérie, il défend Francis Jeanson, l’organisateur des réseaux du financement du Front de libération nationale (FLN). Puis il plaide pour la partie civile dans l’enlèvement de l’opposant marocain Ben Barka, défend l’un des assassins du député Jean de Broglie et devient l’avocat du Canard Enchaîné notamment contre Valéry Giscard d’Estaing dans l’affaire des diamants de Bokassa. Il collectionne les clients médiatiques: Chagall, Picasso, le psychanalyste Jacques Lacan ou encore Jean Genet pour qui il nourrit une affection particulière. Homme de réseaux, il rejoint le Grand Orient en 1980.

En mai 1981, il est le seul fidèle que Mitterrand n’appelle pas au gouvernement, préférant d’abord en faire son émissaire secret auprès de Kadhafi ou de Bongo. D’abord Européen frileux, il est toutefois nommé ministre des Affaires européennes en 1983. Cet anti-colonialiste devient tout naturellement diplomate et contribue finalement à plusieurs succès européens. « Dumas peut tout faire à partir du moment où il s’applique », murmure Mitterrand qui lui offre le Quai d’Orsay dans le gouvernement Fabius (1984), puis à nouveau en 1988. Germanophone, il laisse le souvenir d’un diplomate précieux dans le règlement de la réunification de l’Allemagne.

Dans l’entourage présidentiel, certains admirent son « intelligence fulgurante » mais critiquent sa propension à s’attribuer toutes les décisions majeures de la politique internationale. En 1995, François Mitterrand le nomme à la tête du Conseil constitutionnel pour succéder à Robert Badinter. « Mitterrand a deux avocats. Badinter, pour le droit; Dumas, pour le tordu », ironise Roger-Patrice Pelat, un fidèle du président. Froidement accueilli par les Sages, il parvient bientôt à les séduire et à les convaincre de valider les comptes de campagne de la présidentielle de 1995. « Les comptes étaient manifestement irréguliers », avouera-t-il en 2015. « Que faire ? C’était un grave cas de conscience. Annuler l’élection de Chirac aurait eu des conséquences terribles. Je suis convaincu que j’ai sauvé la République en 1995 ».

Trois ans plus tard, l’affaire Elf éclate. Soupçonné d’avoir favorisé l’embauche d’une de ses nombreuses maîtresses, Christine Deviers-Joncour, dans des sociétés du groupe pétrolier pour des salaires de complaisance, Roland Dumas est mis en examen. Il démissionne de la présidence du Conseil constitutionnel en mars 2000. C’est une première. Condamné en première instance, le dandy de la République est relaxé en appel en 2003. Exécuteur testamentaire du sculpteur Alberto Giacometti, il est en revanche condamné en 2007 à un an d’emprisonnement avec sursis et 150.000 euros d’amende pour complicité d’abus de confiance.

Après avoir été très malade, l’élégant octogénaire au brushing blanc impeccable ne craint alors plus rien et multiplie les sorties politiquement incorrectes: il défend l’humoriste Dieudonné après ses déclarations antisémites, flirte avec l’extrême droite. Imperturbable, infatigable, ce père de trois enfants le demeure jusqu’au bout. Il avouera avoir eu « l’effroyable envie d’en finir » au moment de l’affaire Elf mais estimera plus tard « avoir vécu pleinement ».

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Décès : Anouk Aimée, étoile du cinéma franco-italien, s’éteint à 92 ans

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Décès : Anouk Aimée, étoile du cinéma franco-italien, s'éteint à 92 ans

Une page d’histoire du cinéma français et italien se tourne avec la mort d’Anouk Aimée, star élégante et mystérieuse qui aura illuminé les chefs d’oeuvre de Claude Lelouch (« Un homme et une femme ») et Federico Fellini.

Anouk Aimée, qui disait vivre le cinéma « comme une rencontre amoureuse », est décédée mardi matin chez elle, à son domicile parisien, à l’âge de 92 ans, a annoncé son agent, Sébastien Perrolat de l’agence Time Art.

Elle est partie entourée des siens, a précisé sa fille, Manuela Papatakis. « Avec ma fille, Galaad, et ma petite fille, Mila, nous avons l’immense tristesse de vous annoncer le départ de ma maman Anouk Aimée. J’étais tout auprès d’elle lorsqu’elle s’est éteinte ce (mardi) matin, chez elle, à Paris », a-t-elle écrit sur son compte Instagram.

Anouk Aimée s’éteint quasiment deux ans jour pour jour après Jean-Louis Trintignant, avec lequel elle partageait l’écran dans « Un homme et une femme ».

Les retrouvailles des deux amants sur une plage de Deauville dans ce film culte de Claude Lelouch, sur une musique de Francis Lai, font partie des scènes les plus romantiques du cinéma.

Palme d’Or à Cannes en 1966, le film vaudra à Anouk Aimée une reconnaissance internationale, le Golden Globe de la meilleure actrice et une nomination à l’Oscar.

« Anouk, ma Nounouk, nous a quittés ce (mardi) matin. (…) Elle a été ma compagne de route, mon amie de toujours. Elle m’a donné toutes mes chances et m’a dit oui quand, jeune cinéaste, les autres m’ont dit non. Grâce à elle et uniquement à elle, j’ai tutoyé la lumière », a salué Claude Lelouch, 86 ans, sur Instagram.

« Sa silhouette et sa grâce resteront à jamais gravées sur une plage de Normandie. Après avoir fait rêver la terre entière, maintenant, elle va faire rêver les anges ».

Au-delà de ce rôle resté dans les mémoires, Anouk Aimée aura prêté son sourire mélancolique et sa chevelure noire aux plus grands du cinéma franco-italien du XXe siècle: Jacques Demy (« Lola »), Federico Fellini (« La Dolce vita » et « Huit et demi »), Marco Bellocchio, Jacques Becker ou André Cayatte, qui la lance en 1949 dans « Les amants de Vérone ».

« Elle a été +la+ comédienne de l’après-guerre, la belle mystérieuse et talentueuse actrice des années lumières du cinéma », a réagi l’icône du cinéma Brigitte Bardot, engagée elle aussi dans la cause animale. « Nous perdons une femme, une actrice, une amie des animaux, un talentueux symbole inoubliable qui me laisse orpheline d’elle ».

« J’ai commencé avec Carné, Becker, Duvivier, Bertolucci, Lumet, Altman… (Claude) Lelouch est quelqu’un d’important pour moi et Fellini c’était le Mont Blanc. C’est comme ma famille. Il y en a un du côté de ma mère et l’autre du côté de mon père », disait-elle il y a vingt ans à l’occasion de la remise d’un Ours d’or d’honneur à la Berlinale.

L’actrice, qui a été mariée au cinéaste Nico Papatakis, au compositeur Pierre Barouh (celui qui écrira les paroles de « dabadabada ») et à l’acteur britannique Albert Finney, s’était fait plus discrète ces dernières années, mais avait tout même fait un retour émouvant en 2019 à Cannes, pour reformer au côté de Trintignant le couple mythique d' »Un homme et une femme », dans une suite tournée par Claude Lelouch.

« Ses grands beaux yeux, son long visage de madone, la mèche qu’elle repoussait toujours, sa voix musicale, ce sourire teinté d’ironie et de tristesse. En un mot, sa classe. Anouk aimait qu’on l’aime: on ne s’en est pas privé », a salué l’ancien président du Festival de Cannes, Gilles Jacob.

« Anouk si bien nommée: nous vous avons tant aimée ! Nous disons adieu à une icône mondiale, à une immense actrice du cinéma français, qui a tourné pour les plus grands », a écrit la ministre de la Culture, Rachida Dati, sur X.

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Culture

Décès : La chanteuse Françoise Hardy est morte à l’âge de 80 ans

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Décès : La chanteuse Françoise Hardy est morte à l'âge de 80 ans

La chanteuse française Françoise Hardy est morte à l’âge de 80 ans, a annoncé son fils Thomas Dutronc mardi soir sur Facebook. L’icône des sixties à l’aura internationale était atteinte du cancer depuis 2004.

Avec le départ de Françoise Hardy, décédée à l’âge de 80 ans, c’est une artiste discrète, icône des sixties et figure de la chanson française à l’aura internationale, qui disparaît.

Son fils Thomas Dutronc a annoncé son décès mardi 11 juin au soir sur ses réseaux sociaux. « Maman est partie », a-t-il mis en ligne, avec une photo de lui enfant, auprès de sa mère. Dans le classement 2023 des 200 meilleurs chanteurs de tous les temps du magazine américain Rolling Stone, Françoise Hardy était l’unique représentante de la France.

Le cancer était apparu dans sa vie dès 2004, prenant plusieurs formes et lui faisant vivre un cauchemar. L’artiste avouait ainsi en 2023 qu’elle voulait « partir bientôt et de façon rapide, sans de trop grosses épreuves, comme l’impossibilité de respirer ». Elle s’affichait pro-euthanasie, déclarant : « Laisser quelqu’un d’incurable avoir des souffrances insupportables jusqu’à ce que mort s’ensuive est inhumain. »

Quels souvenirs resteront ? Son tube « Tous les garçons et les filles », sa voix délicate, le couple people intriguant qu’elle forma avec Jacques Dutronc… Mais pas seulement. C’était aussi l’ambassadrice d’une élégance française et pop à l’international, un « idéal féminin » pour Mick Jagger, figure fantasmée pour Bob Dylan ou David Bowie.

Tout commence donc en 1962 avec ce hit instantané – plus de deux millions d’exemplaires vendus – « Tous les garçons et les filles », qu’elle a écrit et composé, fait rare à l’époque. Elle a 18 ans, c’est son premier disque. Françoise Hardy, toute en contradictions, est là : elle perce en pleine vague yéyé, mais ne correspond pas vraiment à cette étiquette. Dans cette période insouciante, sa mélancolie tranche : « Oui mais moi, je vais seule par les rues, l’âme en peine / Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m’aime. »

Son physique androgyne et sa retenue sont également loin des formes et de l’exubérance d’une Brigitte Bardot. Mais elle préfigure les mannequins longilignes qui envahiront bientôt les podiums. Et elle fait rapidement la Une des magazines, photographiée en France par son petit ami de l’époque, Jean-Marie Périer, à l’international par le célèbre William Klein. Elle a les cheveux longs, une frange – qu’elle gardera plus tard avec sa coupe à la garçonne – et porte à merveille les robes à lamelles, futuristes, signées Paco Rabanne.

Sa grande histoire d’amour s’appelle donc Dutronc, qui vient lui aussi de secouer les charts avec « Et moi, et moi, et moi » (1966). Ils auront un enfant, Thomas, lui-même devenu chanteur. Mais leur relation est source de désillusions entre les infidélités de l’auteur des « Playboys » – liaison avec Romy Schneider – et la distance qu’il impose à celle qui devient sa femme. Dans leur immeuble parisien, avant la séparation (sans divorce) ils vivent ainsi dans deux étages distincts…

Cette vie conjugale douce-amère imprègnera toute son œuvre, de « Message personnel », immense succès de 1973, composé avec Michel Berger, à « Personne d’autre », titre du dernier album éponyme en 2018. Parmi les autres pépites, on peut, entre autres, citer « Mon amie la rose » (1964) ou « Comment te dire adieu » écrit par Serge Gainsbourg (1968). Ce morceau est une adaptation de « It hurts to say goodbye » de l’Américaine Margaret Whiting. Mais c’est la version Hardy que reprendra sur une rythmique dance Jimmy Somerville, l’ancien leader de Bronski Beat, vingt ans plus tard.

L’album « La question », ovni réalisé avec la Brésilienne Tuca, est l’un des disques de chevet d’Étienne Daho, admirateur devenu ami de la chanteuse aux cheveux couleur neige, l’âge venu. « Le temps de l’amour » résonne dans le film « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson et Morrissey, ex-leader de The Smiths ne passe pas une interview sans la citer. Pas mal pour une jeune Parisienne élevée avec sa sœur par une mère seule, qui n’a eu sa première guitare qu’à 16 ans et a poussé pour la première fois la porte d’une maison de disques après une petite annonce lue dans la presse.

« Toute ma vie, j’ai été à l’affût des belles mélodies. En écouter me met au septième ciel », confiait-elle en 2018. Les plus beaux thèmes mélodiques sont toujours mélancoliques ou romantiques. Elle disait aussi que chanter ne lui était pas naturel et a rapidement abandonné la scène.

Cette férue d’astrologie parlait sans détour de son cancer et de l’idée de la fin. « La mort n’est que celle du corps, lequel est d’essence matérielle. En mourant, le corps libère l’âme qui est d’essence spirituelle. Mais il n’en reste pas moins que la mort du corps est une épreuve considérable et je l’appréhende autant que tout le monde », exposait-elle.

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