Nous rejoindre sur les réseaux

Europe

Des missiles Patriot bientôt produits en Ukraine, Zelensky dit avoir obtenu le feu vert de Trump

Après des mois de tergiversations, Donald Trump aurait donné son accord pour livrer à Kiev les licences de fabrication des missiles Patriot. Un pas en…

Article

le

Des missiles Patriot bientôt produits en Ukraine, Zelensky dit avoir obtenu le feu vert de Trump

Après des mois de tergiversations, Donald Trump aurait donné son accord pour livrer à Kiev les licences de fabrication des missiles Patriot. Un pas en avant majeur pour une Ukraine qui encaisse des frappes russes toujours plus dures, mais dont les effets concrets se feront attendre.

C’est une annonce que Kiev guettait depuis des mois. Volodymyr Zelensky a affirmé vendredi que Donald Trump avait tranché, et validé la livraison à l’Ukraine des licences nécessaires pour produire sur son sol des missiles de défense antiaérienne Patriot. Le dirigeant ukrainien a livré cette confirmation dans un message vocal, au lendemain d’une rencontre avec son homologue américain à New York. Le dossier traînait pourtant depuis l’été. Donald Trump s’était dit favorable à l’idée en juillet, avant de faire machine arrière en jugeant que Washington devait se montrer « très prudent » avant de donner un tel accord.

Il y a un mais, et il est de taille. Rien ne bougera sur le terrain dans les prochaines semaines. Zelensky a lui-même évoqué un délai d’« un an à un an et demi » avant que la production ne démarre réellement en Ukraine. Le pays réclame au moins 300 missiles Patriot pour passer l’hiver, saison pendant laquelle Moscou pilonne le réseau énergétique et plonge des millions de foyers dans le noir et le froid. La promesse américaine ressemble donc moins à un remède immédiat qu’à un pari sur le long terme.

Ces intercepteurs PAC-3 sont pourtant vitaux. Ce sont les seuls capables d’abattre les missiles balistiques russes, bien plus destructeurs que les drones et de plus en plus utilisés contre les grandes villes. Le problème, c’est qu’ils coûtent cher et se font rares. La pénurie mondiale s’est encore aggravée depuis le conflit entre les États-Unis et l’Iran cette année. Depuis l’invasion russe de février 2022, le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Ukraine a pourtant modernisé sa défense aérienne et mis au point toute une gamme de drones intercepteurs, capables d’abattre la majorité des drones de combat russes.

Encore faut-il tenir le rythme. Depuis l’été, la Russie envoie massivement des drones à réaction, plus rapides, que la défense ukrainienne intercepte moins efficacement que les modèles classiques. Kiev subit des attaques quasi incessantes de ce type d’appareils depuis août. Vendredi matin, alors que les habitants partaient travailler, un drone a frappé un immeuble résidentiel d’un quartier central. Un garçon de 14 ans a été tué.

Volodymyr Zelensky a dénoncé sur les réseaux sociaux une attaque « absolument barbare et révoltante, dénuée de toute logique militaire ». Des habitants se sont rassemblés devant l’immeuble, dont les appartements des neuvième et dixième étages avaient noirci sous l’effet de l’incendie. Mykyta Sysoyev, 23 ans, informaticien, fumait une cigarette devant sa façade abîmée. Il raconte s’être réveillé sans comprendre tout de suite que son propre immeuble avait été touché, et en être resté bouche bée. « D’un côté, je m’y suis habitué, mais de l’autre, des gens meurent en permanence », souffle-t-il. La veille, des frappes de drones et de missiles avaient déjà tué deux personnes à Kiev. Dans la région d’Odessa, dans le sud, une personne est morte dans une attaque contre un terminal postal.

L’Ukraine ne se contente pas de subir. Ces derniers mois, elle a intensifié ses propres frappes sur le territoire russe, visant surtout des sites militaires et énergétiques. Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée ukrainienne a touché deux raffineries, une usine militaire et des radars dans plusieurs régions russes, a assuré Volodymyr Zelensky. « Nous ripostons aux frappes brutales de la Russie contre les civils », a-t-il lancé.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus