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Mort de Thomas Perotto à Crépol. Onze personnes renvoyées aux assises, le racisme retenu comme circonstance

Le dossier de la mort de Thomas Perotto, tué en novembre 2023 lors d’un bal à Crépol, dans la Drôme, arrive devant la cour d’assises des mineurs. Onze…

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Mort de Thomas Perotto à Crépol. Onze personnes renvoyées aux assises, le racisme retenu comme circonstance aggravante

Le dossier de la mort de Thomas Perotto, tué en novembre 2023 lors d’un bal à Crépol, dans la Drôme, arrive devant la cour d’assises des mineurs. Onze personnes y sont renvoyées pour meurtre, avec une circonstance aggravante de racisme que le parquet contestait.

Quatorze jeunes hommes avaient été mis en examen après les violences qui ont coûté la vie à Thomas Perotto, un rugbyman de 16 ans, à la fin du bal d’hiver de Crépol. Deux ont obtenu un non-lieu. Les onze autres devront désormais répondre de leur rôle devant la cour d’assises des mineurs de la Drôme. L’un d’eux était mineur au moment des faits, et l’ensemble du groupe est donc renvoyé devant cette juridiction. Un douzième homme sera jugé pour des violences volontaires avec arme. Le procès ne devrait pas se tenir avant plusieurs mois, le temps que les recours éventuels soient purgés.

Au cœur de l’affaire, une question reste sans réponse. L’enquête n’a pas réussi à établir lequel des accusés a porté le coup mortel. Une loi du silence a pesé sur les témoignages et sur les auditions. Les juges d’instruction ont donc retenu la scène unique. Ce mécanisme pénal permet de juger l’ensemble d’un groupe pour un crime, dès lors que ses membres ont tous pris part aux violences. Il contourne l’impossibilité d’identifier l’auteur direct du coup fatal.

Les juges ont aussi ajouté le racisme comme circonstance aggravante. Ils se sont fondés sur les récits d’une petite vingtaine de témoins. Certains affirment avoir entendu « on est là pour planter des Blancs » ou « sale Français de merde ». Le parquet, lui, s’y était opposé. Il jugeait ces témoignages minoritaires, imprécis et contradictoires, alors que plus d’une centaine de personnes ont été auditionnées. Le procès devra trancher ce point, comme il devra dire comment chacun des accusés a participé à cette nuit de violences.

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