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Le pétrole se calme, les Bourses européennes respirent

Après plusieurs séances compliquées, Paris, Londres et Francfort repartent à la hausse, aidées par le reflux des cours du brut. La tension reste pourtant…

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Le pétrole se calme, les Bourses européennes respirent

Après plusieurs séances compliquées, Paris, Londres et Francfort repartent à la hausse, aidées par le reflux des cours du brut. La tension reste pourtant très vive sur le marché obligataire.

Ce vendredi matin, les places européennes ont retrouvé des couleurs. Le CAC 40 gagne 0,48%, à 8.123 points, après avoir lâché 0,52% la veille. À Londres, le FTSE 100 avance de 0,50%, et Francfort suit avec un Dax en progression de 0,59%. Plus larges, l’EuroStoxx 50 monte de 0,87% et le FTSEurofirst 300 de 0,88%, tandis que le Stoxx 600 prend 0,69%, porté par les ressources de base, l’immobilier et la finance. De l’autre côté de l’Atlantique, les contrats à terme dessinent aussi une ouverture positive, avec un Dow Jones attendu en hausse de 0,15%, un Standard & Poor’s 500 de 0,14% et un Nasdaq de 0,39%, au lendemain d’une séance terminée dans le rouge.

Ce rebond ne doit pas masquer une semaine agitée. La flambée du pétrole a mis les nerfs des investisseurs à rude épreuve et provoqué des remous sur le marché de la dette, dans un contexte d’incertitudes géopolitiques, de pressions inflationnistes qui s’accentuent et d’endettement élevé des États. Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 devrait tout de même boucler sur un gain de 0,48%, et le Stoxx 600 de 0,81%. Le brut apporte un peu d’air. Le Brent recule de 0,86%, à 105,68 dollars le baril, et le WTI de 1,59%, à 93,18 dollars, après avoir bondi de plus de 3% la veille, à un sommet d’une semaine.

Le vrai point de tension se situe ailleurs, du côté des taux. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans s’affiche à 5,168%, après une poussée d’environ sept points la veille. Le Bund allemand de même échéance cède à l’inverse près de trois points de base, à 3,582%, après avoir pris six points jeudi et dépassé son plus haut de dix-sept ans atteint la semaine passée. Pour Nigel Green, PDG de deVere Group, le signal est à prendre au sérieux. « Les marchés obligataires mondiaux sont en alerte maximale, et ignorer ce signal pourrait s’avérer très coûteux », prévient-il, avant d’ajouter que « dès que les taux sans risque dépassent 5% dans la première économie mondiale, chaque actif de la planète doit justifier son prix par rapport à ce taux », des actions à l’immobilier en passant par le crédit privé ou la dette des pays émergents.

Le tableau géopolitique n’offre guère de répit. La guerre au Moyen-Orient est loin d’être réglée, et derrière les fastes de la réception du président chinois Xi Jinping par Donald Trump, les dossiers qui fâchent avancent peu, qu’il s’agisse de l’intelligence artificielle, du commerce ou de Taïwan. Les investisseurs garderont aussi un œil sur les chiffres du jour aux États-Unis, entre les commandes de biens durables d’août et le moral des ménages de septembre mesuré par l’Université du Michigan. Des prises de parole de banquiers centraux sont également au programme, dont celle du président de la Fed de New York, John William, et celle du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey.

Côté entreprises, les mouvements sont contrastés. Airbus perd 1,02%, après avoir signalé un défaut de qualité sur un certain nombre d’A321neo. ArcelorMittal gagne 2,06%, malgré l’annonce d’une charge de dépréciation hors flux de trésorerie d’environ un milliard de dollars. Alten s’envole de 3,17%, le groupe d’ingénierie et de conseil en technologies ayant relevé son objectif annuel de croissance organique. Ailleurs en Europe, Fresenius Medical Care recule, après avoir prévenu qu’il comptabiliserait environ 110 millions d’euros de charges exceptionnelles au troisième trimestre, liées à des changements dans ses activités en Chine. Hellofresh s’effondre de 9,35%, le spécialiste des kits repas ayant revu à la baisse ses prévisions pour l’exercice, en raison d’une faible acquisition de nouveaux clients.

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