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L’arche de Tchernobyl, fragilisée par la guerre, suscite de nouvelles craintes

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L’organisation Greenpeace alerte sur la vulnérabilité persistante de la structure de confinement du site nucléaire ukrainien, endommagée par des frappes militaires, ce qui pourrait entraîner des rejets de matières radioactives.

La structure de confinement protégeant les vestiges du réacteur accidenté de Tchernobyl présente des faiblesses structurelles qui pourraient avoir des conséquences environnementales significatives. Selon une analyse récente, la fonction de confinement de l’arche extérieure moderne, érigée en 2016, n’a pas été intégralement restaurée après les dommages subis. Cette situation accroît les risques en cas de défaillance de l’ancien sarcophage interne, une enveloppe de béton et d’acier construite dans l’urgence après la catastrophe de 1986.

À l’intérieur de cette première chape se trouvent plusieurs tonnes de poussières et de granules de combustible hautement radioactifs. Un effondrement de cette structure, combiné aux déficiences de l’enceinte externe, pourrait conduire à un relâchement de ces matières dans l’environnement. Les experts soulignent que la déconstruction contrôlée des éléments instables du sarcophage originel constitue une nécessité pour prévenir un tel scénario.

Cependant, ces opérations techniques complexes se heurtent au contexte de conflit armé. La zone reste exposée à des survols et des tirs de missiles, rendant tout chantier de sécurisation extrêmement périlleux. La situation sur place est décrite comme particulièrement préoccupante, un impact militaire à proximité immédiate pouvant générer des secousses équivalentes à un séisme, avec des effets potentiellement destructeurs sur les infrastructures de confinement.

Les autorités ukrainiennes et les observateurs internationaux rappellent régulièrement que les particules radioactives ne s’arrêtent pas aux frontières nationales, soulignant le caractère transnational des enjeux de sécurité nucléaire. Le coût des travaux de réparation nécessaires pour remettre en état l’arche endommagée est estimé à plusieurs centaines de millions d’euros, un montant qui soulève la question du financement et de la faisabilité dans le climat actuel.

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