Économie
L’Alliance Atlantique en porte-à-faux face aux exigences américaines sur l’Ormuz

_**La Maison Blanche presse ses partenaires de s’engager militairement pour rétablir la libre circulation dans le détroit, une demande qui suscite des réticences marquées en Europe.**_
L’administration américaine a exprimé son mécontentement face au refus de plusieurs alliés de contribuer à une opération navale visant à désenclaver le détroit d’Ormuz. Ce point de passage maritime, crucial pour les exportations d’hydrocarbures, fait l’objet d’un blocus depuis les récentes escalades militaires. Le président des États-Unis a publiquement appelé l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ainsi que la Chine à déployer des bâtiments de guerre dans la zone, estimant que leur engagement était attendu après des décennies de protection assurée par Washington.
Cette requête a reçu un accueil réservé de la part des capitales européennes. Le chancelier allemand a clairement indiqué que son pays n’entendait pas participer à ce conflit, une position qui selon lui ne relève pas du cadre de l’Alliance. Le chef du gouvernement britannique, tout en évoquant des travaux avec ses partenaires sur une solution pratique, a exclu une mission sous pavillon de l’Otan, par crainte d’un enlisement dans un conflit élargi. Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont, quant à eux, écarté l’envoi de la force navale européenne existante.
Concernant Pékin, dont les approvisionnements énergétiques dépendent largement de ce corridor maritime, les appels américains n’ont pour l’heure obtenu qu’une réponse évasive, la Chine se contentant d’évoquer des contacts diplomatiques en cours. La situation sur le terrain reste extrêmement tendue. Si un navire-citerne a pu traverser le détroit dans des conditions suggérant un accord local, les échanges de frappes se poursuivent entre l’Iran, Israël et les États-Unis, avec des répercussions sur les infrastructures régionales, notamment aéroportuaires.
Les déclarations iraniennes affirment la détermination de Téhéran à poursuivre les hostilités, tandis que les opérations israéliennes se sont étendues au territoire libanais. Cette évolution a été qualifiée d’erreur par Berlin, qui craint une aggravation de la crise humanitaire déjà sévère au Liban. Face à la perturbation des flux pétroliers, la communauté internationale a pris la décision de puiser massivement dans les réserves stratégiques de brut pour tenter de stabiliser les marchés.

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