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La sécurité des enfants en accueil périscolaire divise le conseil de Paris
_**Alors que la municipalité déploie un plan d’action de vingt millions d’euros, l’opposition de droite plaide pour l’installation de systèmes de vidéoprotection dans les établissements scolaires.**_
La question de la sécurité dans les activités périscolaires a dominé les débats lors d’une récente session extraordinaire du conseil municipal. Cette séquence intervient dans un contexte où plusieurs agents d’animation ont été écartés de leurs fonctions depuis le début de l’année, certaines suspensions concernant des allégations d’agissements graves. La première adjointe, Emmanuel Grégoire, a réaffirmé que la sécurisation de ces temps d’accueil constituait un objectif prioritaire de son mandat.
Un programme doté d’une enveloppe conséquente a ainsi été validé par l’assemblée. Ses principales mesures incluent la création d’une plateforme dédiée au recueil des signalements, ainsi que des travaux d’aménagement dans des espaces identifiés comme potentiellement critiques, afin d’éviter les situations d’isolement entre un adulte et un enfant. La formation des personnels sera par ailleurs renforcée par le développement d’un centre de formation spécifique.
Face à cette approche, les élus de l’opposition municipale, emmenés par le groupe Paris Libertés, ont défendu une proposition alternative. Ils suggèrent d’équiper les quelque six cents écoles parisiennes de dispositifs de vidéosurveillance. Cette initiative, selon eux, jouerait un rôle préventif et faciliterait les investigations en cas d’incident. Une avocate représentant plusieurs familles a estimé que cette piste méritait examen, arguant qu’elle répondrait à une attente des parents et pourrait servir de moyen de preuve, sous réserve de sa conformité juridique.
Cette suggestion ne fait cependant pas l’unanimité. Des représentants d’associations de parents d’élèves et de syndicats du secteur y sont opposés. Une porte-parole d’un collectif a exprimé des doutes sur la capacité de la ville à gérer un tel dispositif technique, soulignant les difficultés actuelles à fournir des outils organisationnels basiques dans toutes les structures. La faisabilité légale d’une généralisation des caméras constitue un autre écueil majeur.
La réglementation en vigueur, supervisée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés, autorise en effet une vidéoprotection uniquement dans les zones de circulation comme les halls ou les couloirs. Son déploiement dans les salles d’activité, les réfectoires, les cours de récréation ou les sanitaires est strictement interdit. Le débat semble donc se heurter à un cadre légal très contraignant, qui limite considérablement la portée pratique de la proposition avancée par la droite parisienne.
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