Économie
La France opposée à l’accord commercial Mercosur en l’état actuel

Le président de la République a clairement indiqué aux représentants agricoles que Paris rejetterait le projet d’accord commercial avec les pays du Mercosur tant que les protections nécessaires pour les producteurs français ne seraient pas intégrées au texte.
Emmanuel Macron a rencontré une délégation d’agriculteurs à Toulouse pour évoquer le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Le chef de l’État a fait savoir que la France s’opposerait résolument au texte dans sa version actuelle, selon les déclarations de la ministre de l’Agriculture présente lors de cet échange. L’exécutif considère que l’absence de clauses de sauvegarde, de mesures miroirs et de contrôles aux frontières rend ce projet inacceptable pour les intérêts des producteurs français.
La position gouvernementale repose sur le principe selon lequel les produits importés doivent respecter les mêmes normes que celles imposées aux agriculteurs européens. La ministre a souligné la détermination de la France sur ce point, particulièrement concernant l’application de normes équivalentes pour les biens provenant des pays signataires. Environ trois cents agriculteurs s’étaient rassemblés dans la ville rose avec leurs machines pour demander des éclaircissements sur la position française après les récentes déclarations présidentielles lors de déplacements à l’étranger.
Les réactions syndicales restent partagées face à cette annonce. Si certains responsables agricoles reconnaissent une évolution positive dans le discours présidentiel, d’autres maintiennent leur opposition fondamentale au traité dans son ensemble. La promesse de ne pas signer l’accord sans garanties suffisantes a été saluée comme un éclaircissement nécessaire, même si des organisations paysannes continuent de dénoncer une vision de l’agriculture qu’elles estiment trop instrumentalisée dans les négociations commerciales. Par ailleurs, des préoccupations persistent concernant la gestion sanitaire des élevages, certains syndicats réclamant des ajustements dans la politique d’abattage des animaux.

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