Monde
La disparition du guide suprême iranien plonge la région dans une escalade militaire


L’annonce du décès d’Ali Khamenei, tué lors d’une frappe attribuée à Israël et aux États-Unis, a déclenché une série de représailles et une période de transition politique en Iran, tandis que les tensions régionales atteignent un niveau critique.
La République islamique d’Iran a décrété une période de deuil national de quarante jours suite à la mort de son guide suprême. Les autorités de Téhéran ont confirmé qu’Ali Khamenei a perdu la vie au cours d’une opération militaire menée samedi. En réponse, l’Iran a lancé des projectiles contre plusieurs cibles en Israël et dans des États du Golfe, affirmant exercer un droit de riposte légitime. Des frappes supplémentaires ont été signalées dimanche dans la capitale iranienne, des sources militaires israéliennes évoquant des actions au centre de Téhéran.
Un conseil de direction provisoire, incluant le président Massoud Pezeshkian et d’autres hautes figures institutionnelles, a été formé pour assurer l’intérim. Plusieurs membres de la famille du défunt guide ainsi que des responsables militaires et sécuritaires de premier plan figurent également parmi les victimes. Des informations font état de réjouissances dans certains secteurs de la capitale iranienne dans la soirée de samedi.
Des rassemblements de soutien au régime se sont multipliés dimanche. À Téhéran, des milliers de personnes ont manifesté en scandant des slogans hostiles aux États-Unis et à Israël. Des rassemblements similaires, ponctués d’appels à la vengeance, ont été observés dans d’autres villes iraniennes. La mobilisation a dépassé les frontières nationales, avec des manifestations au Pakistan, en Irak et dans la région du Cachemire, où des rassemblements chiites ont eu lieu.
Le président iranien a qualifié l’élimination du guide suprême de déclaration de guerre contre le monde musulman, justifiant ainsi les représailles. Les forces iraniennes ont menacé d’une réponse d’une ampleur inédite. En parallèle, des groupes alliés comme le Hamas et le Hezbollah ont condamné l’attaque et promis de répliquer. Les sirènes d’alerte ont retenti en Israël, tandis que des explosions ont été rapportées à Jérusalem et dans plusieurs capitales du Golfe, dont Riyad et Doha. Un incident a également touché un port omanais, blessant une personne.
Les autorités iraniennes ont par ailleurs informé l’Union européenne d’une fermeture de fait du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour les exportations pétrolières mondiales. Le bilan humain provisoire fait état de plusieurs centaines de morts en Iran, selon les services de secours locaux. Des pertes civiles ont également été enregistrées aux Émirats arabes unis et en Israël. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’Iran a dénoncé un crime de guerre.
Sur le plan diplomatique, l’Agence internationale de l’énergie atomique a convoqué une réunion extraordinaire pour lundi, exprimant auparavant sa préoccupation quant aux risques pour la sécurité nucléaire dans la région.





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