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La colère des territoires délaissés monte au Sénat

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À la veille de l’examen d’une loi-cadre sur les transports, des représentants de zones rurales ont manifesté leur inquiétude face à la disparition programmée des petites lignes ferroviaires, dénonçant un abandon politique.

Une délégation de citoyens venus de plusieurs départements a fait entendre sa voix ce mardi aux abords du Palais du Luxembourg. Portant un étendard frappé du slogan « la colère des sans trains », ces militants ont souhaité alerter les parlementaires sur la situation critique du réseau secondaire, à l’orée des débats législatifs. Leur présence visait à interpeller directement les sénateurs, appelés à se pencher sur un texte qui, selon eux, ignore la question cruciale du financement des liaisons locales.

Le mouvement rassemble des usagers, des élus locaux et des syndicalistes, tous unis par un constat partagé. De la Corrèze à l’Ardèche, en passant par le Puy-de-Dôme, de nombreuses lignes, qualifiées de « lignes de vie », ont été supprimées ou sont promises à la fermeture. Ces axes, souvent situés dans le Massif central, constituent pour les populations concernées un lien vital avec le reste du territoire. Les manifestants déplorent l’absence de vision stratégique et de planification à long terme pour le ferroviaire, au profit d’une logique centrée sur les grandes vitesses et les métropoles.

Le collectif a formulé une série de propositions concrètes, présentées sous forme d’amendements. Il réclame notamment un fonds d’urgence pour sauvegarder les infrastructures existantes, un plan ambitieux de régénération du réseau, ainsi qu’une réorientation de la fiscalité en faveur du rail. La demande inclut également un bilan exhaustif de l’ouverture à la concurrence et la reconnaissance officielle du rôle des lignes dans l’aménagement du territoire.

L’argument central des protestataires repose sur un sentiment d’injustice territoriale. Ils estiment que la future législation, en ne prévoyant pas de mécanismes de soutien pérennes, acte l’abandon des zones les moins densément peuplées. Cette mobilisation symbolique, soutenue par plusieurs parlementaires, souligne les tensions persistantes autour de la politique des transports et la fracture croissante entre les grands axes et le maillage territorial historique.

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