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La chroniqueuse russe Xenia Fedorova qualifiée de « propagandiste » par le chef de la diplomatie française

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Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a vivement critiqué la présence de Xenia Fedorova sur les antennes de CNews, tandis que la direction du groupe Canal+ défend sa liberté éditoriale.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié vendredi la chroniqueuse russe Xenia Fedorova de « propagandiste avérée » servant de relais à la désinformation du Kremlin. Invité de France Inter, il a estimé que lui offrir une tribune revenait à « servir la soupe de Vladimir Poutine », tout en reconnaissant à chacun la liberté de sa ligne éditoriale. Cette déclaration intervient alors que la présence de Mme Fedorova sur CNews et d’autres médias du groupe Bolloré suscite un vif débat.

En parallèle, lors de l’assemblée générale de Canal+, le président du directoire, Maxime Saada, a pris la défense de la chroniqueuse. Interrogé sur une enquête du Monde la présentant comme « la plus influente propagandiste du Kremlin en France », M. Saada a vu dans ces critiques une nouvelle tentative de faire taire CNews. Il a plaidé pour la liberté d’expression et la nécessité d’offrir des points de vue divergents sur l’actualité, affirmant que la chaîne continuerait à diffuser des opinions rarement entendues ailleurs, dans le respect de la loi et du pluralisme. Il a également rejeté le terme d’« agent russe » pour qualifier Mme Fedorova, préférant celui de journaliste.

Ancienne directrice de RT France, chaîne interdite dans l’Union européenne depuis mars 2022, Xenia Fedorova intervient régulièrement sur CNews et Europe 1, signe une chronique dans le JDNews et anime une émission religieuse sur Canal+. Le ministre Barrot a par ailleurs rappelé que, bien que critiquant le gouvernement français, elle bénéficie de la protection de l’État de droit, soulignant la différence fondamentale avec la Russie où proférer des mensonges peut conduire à l’emprisonnement. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait auparavant dénoncé les « propos très graves » de la chroniqueuse, accusée d’inverser les responsabilités entre la Russie et l’Ukraine.

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