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La Bibliothèque nationale de France face à un chantier colossal de rénovation

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Un rapport parlementaire alerte sur l’urgence de moderniser le site François Mitterrand de la BNF, dont le coût des travaux est estimé à plus de 500 millions d’euros.

Inauguré en décembre 1996, le vaste ensemble architectural du site François Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France doit faire l’objet d’une transformation en profondeur. Selon un document officiel rendu public récemment, l’établissement est confronté à un besoin impérieux de rénovation lié à l’obsolescence de ses infrastructures et aux nouvelles contraintes énergétiques. L’enveloppe financière nécessaire à cette opération est évaluée à 527,6 millions d’euros. Les auteurs du rapport estiment que près de 200 millions d’euros correspondent à une dette technique qui deviendrait inévitable si aucun chantier n’était engagé d’ici 2030.

Cette perspective représente un défi budgétaire majeur pour l’institution. Le rapport insiste sur la nécessité pour la BNF de définir au plus vite une feuille de route financière pluriannuelle afin d’anticiper ces dépenses colossales. La direction de la BNF a indiqué travailler depuis plusieurs mois à une hiérarchisation des interventions et à une programmation qui permette de maintenir l’accès au public, alors que ses différents sites ont enregistré plus de 1,9 million de visiteurs en 2025.

L’établissement, dont la mission consiste à collecter, cataloguer et conserver le patrimoine documentaire national, gère un parc immobilier estimé à 1,49 milliard d’euros en valeur brute. Il a déjà mené à bien la réhabilitation de son site historique de la rue de Richelieu, achevée en 2022 pour un montant de 261,3 millions d’euros, une opération jugée exemplaire par la commission sénatoriale.

Par ailleurs, face à la saturation de ses espaces de stockage, la BNF poursuit la construction d’un nouveau centre de conservation à Amiens, destiné notamment à abriter les collections de presse. Le coût total de ce projet est estimé à 116,4 millions d’euros, dont près de 60% à la charge de l’État. Le rapport recommande à l’institution de garantir le financement de cette infrastructure.

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