Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

KNDS accélère vers la cotation boursière en 2026

Article

le

Le groupe franco-allemand d’armement se dit en bonne voie pour son introduction en Bourse, prévue cette année, après avoir publié des résultats annuels en forte progression.

Le groupe franco-allemand d’armement KNDS, spécialisé dans les véhicules blindés, a annoncé mardi avancer comme prévu dans son projet d’introduction en Bourse, prévu pour 2026. Cette opération, lancée en décembre dernier et envisagée à Francfort et à Paris, se déroulera en fonction des conditions de marché, a précisé Jean-Paul Alary, président du conseil d’administration, lors d’une conférence téléphonique. Il a assuré que le calendrier était respecté et qu’aucun élément ne venait entraver le processus, tout en restant discret sur d’éventuelles mises à jour.

Le groupe, né en 2015 de la fusion des activités françaises de Nexter et allemandes de Krauss-Maffei Wegmann, a dégagé un résultat net de 996 millions d’euros en 2025, contre 412 millions l’année précédente. Cette performance a été soutenue par un gain financier lié à la participation dans le groupe d’armement Renk, dont le cours boursier a fortement progressé. Le chiffre d’affaires a atteint 4,4 milliards d’euros, en hausse de 15,9 %, porté par l’augmentation des dépenses de défense en Europe et l’accélération de la production. Le résultat opérationnel a représenté 15 % du chiffre d’affaires, contre 13,2 % un an plus tôt.

Les prises de commandes du fabricant du char Leopard 2 ont atteint un niveau record de 13,5 milliards d’euros, portant le carnet de commandes à 33,1 milliards d’euros à fin 2025. La demande émane de plus de quarante forces armées dans le monde, dans un contexte de tensions géopolitiques et de réarmement en Europe. La maison mère de KNDS, une holding de droit néerlandais, est actuellement contrôlée par l’État français via GIAT Industries et par la famille allemande Wegmann, qui souhaite désormais céder ses parts. L’État allemand a annoncé la semaine dernière son intention de prendre une participation de 40 % dans le groupe, qui pourrait être réduite à 30 % d’ici deux à trois ans.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus