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Juillettistes et aoûtiens prennent d’assaut les routes et les gares

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Gares prises d’assaut et trains complets, bouchons qui s’allongent sur les autoroutes, le traditionnel chassé-croisé des juillettistes et aoûtiens a commencé vendredi, journée la plus chargée de l’été pour la SNCF qui attend 400.000 voyageurs sur les grandes lignes.

Le niveau des réservations de trains pour l’été est de 10% supérieur à celui, déjà record, de l’été 2019, avant la pandémie, a indiqué la compagnie ferroviaire publique.

Une première perturbation majeure a touché la Gare du Nord en fin d’après-midi: le trafic des Thalys a été interrompu après qu’un animal eut été percuté par un train côté belge, a indiqué l’opérateur qui relie Paris, Bruxelles, Amsterdam et Cologne.

Les clients ont été évacués après deux heures et sont en route en autocar pour Bruxelles où ils seront logés, a indiqué une porte-parole de l’opérateur.

Dans le hall de la Gare du Nord, plusieurs centaines de voyageurs ont attendu pendant des heures avant d’apprendre que deux des trois trains prévus étaient supprimés.

A la Gare de Lyon, les juillettistes et les aoûtiens se croisaient dans les halls. « C’est particulièrement blindé mais c’est un peu comme les autres départs de vacances », a constaté Laurent Rouvier, économiste de 34 ans qui attend le départ de son TGV pour Montpellier.

Pour Martine Peletier, 60 ans, qui arrivait de Rennes avec son conjoint Patrick, le changement entre Montparnasse et la Gare de Lyon n’a pas été simple. « On était un peu déboussolé par la foule », a-t-elle raconté.

La SNCF a renforcé ses équipes d’assistance, les « gilets rouges », présents partout dans la gare afin d’aider les voyageurs parfois désorientés. Au total, 1.500 d’entre eux sont mobilisés dans toute la France.

« Pour ce week-end (vendredi à dimanche), un million de voyageurs en tout sont attendus et un tiers des TGV sont complets sur le week-end », dit la SNCF. 800 TGV et Intercités circuleront quotidiennement pendant ces trois jours.

Les gares parisiennes, mais aussi celles de Lyon, Bordeaux, Marseille et Avignon, devraient être les plus bondées.

« On fait comme d’habitude, mais les trains sont plus pleins et on met l’accent sur la distribution d’étiquettes à valises pour éviter les bagages oubliés », explique une porte-parole de SNCF Voyageurs.

La compagnie propose désormais sur tous les axes TGV des étiquettes dotées de QR codes permettant de retrouver en toute confidentialité les propriétaires des bagages abandonnés.

753 km de bouchons

Pour les nombreux vacanciers qui prennent la voie des airs « il ne faut surtout pas arriver trop longtemps à l’avance » à l’aéroport, a prévenu Augustin de Romanet, PDG de Groupe ADP, qui gère les aéroports parisiens d’Orly et de Roissy.

« Pas plus de deux heures à l’avance pour un vol domestique ou Schengen, trois heures pour un vol international » a-t-il précisé sur Radio Classique. Avant cela, les bagages ne peuvent être enregistrés car cela engorgerait le système de tri des bagages.

Pour éviter les trop longues files d’attente, des personnes ont été recrutées pour guider les passagers et les personnels aux postes d’inspection-filtrage ont été renforcés, selon ADP.

Du côté de la circulation routière, si la journée était « rouge », il y a eu moins d’embouteillages dans l’après-midi qu’en 2021.

Un pic de 753 kilomètres de bouchons a été enregistré à 17H30 sur tout le territoire, contre plus de 1.000 km le vendredi 30 juillet 2021.

Samedi dans le sens des départs, la circulation sera noire ou « extrêmement difficile » sur la grande majorité des axes routiers. Dans le sens des retours, la circulation sera très difficile.

Moins de bouchons sont attendus dimanche, journée classée orange dans le sens des départs, mais rouge le long de l’axe du Rhône. Dans le sens des retours, la circulation devrait se fluidifier mais des ralentissements sont prévus dans le quart sud-est.

Lundi, la France métropolitaine va connaître une nouvelle vague de chaleur, avec des températures pouvant grimper jusqu’à 39°C dans le Sud-Est, a prévenu Météo-France.

En train, les destinations les plus prisées cet été sont sans surprise la Méditerranée, le sud-ouest et la Bretagne, le « top 5 » des villes les plus demandées étant comme l’an dernier Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille et Avignon.

Moins attendu, le Grand Est a aussi la cote cette année, avec des augmentations notables des réservations vers Nancy (+56% sur un an), Metz (+50%) et Reims (+63%).

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Corruption à Marseille : les bureaux de l’Office antistupéfiants perquisitionnés par l’IGPN

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Corruption à Marseille : les bureaux de l'Office antistupéfiants perquisitionnés par l'IGPN

Les enquêteurs de la police des polices ont perquisitionné les locaux de l’Ofast début avril, à Marseille, après une dénonciation pour des soupçons de corruption.

C’est une affaire qui risque d’impacter sérieusement le bon déroulement des opérations « place nette », destinées à faire le ménage dans le milieu du trafic de stupéfiants, et lancées mi-mars à Marseille par Gérald Darmanin. Des enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont perquisitionné les locaux de l’Office antistupéfiants (Ofast) de la cité phocéenne, début avril, selon une information du Parisien, mercredi 10 avril. La police des polices a reçu un signalement, après la dénonciation d’une source anonyme, pour des soupçons de corruption.

La perquisition a eu lieu jeudi 4 avril après que le parquet de Marseille a ouvert une enquête. Des soupçons de corruption sont à l’origine du signalement anonyme, mais les investigations portent sur plusieurs infractions, rapporte aussi Le Parisien. Du matériel de l’Ofast de Marseille et de ses policiers a été saisi, notamment des téléphones et des ordinateurs, mais l’IGPN n’a, pour le moment, placé personne en garde à vue.

La ville de Marseille est touchée depuis plusieurs mois, si ce n’est des années, par de violents règlements de compte sur fond de trafic de drogues et guerre de territoires. Les « narchomicides », assassinats en lien direct avec le narcobanditisme, se multiplient. L’Ofast de Marseille a d’ailleurs vu une de ses enquêtes échouer lundi 8 avril. Un homme a été tué par balle dans la nuit en plein cœur de la cité phocéenne : il était au cœur d’une enquête sur un réseau de stupéfiants et devait être interpellé lundi matin.

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Fin du ramadan 2024 : qu’est-ce que l’Aïd el-Fitr, la grande fête musulmane qui a lieu ce mercredi en France ?

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Fin du ramadan 2024 : qu’est-ce que l’Aïd el-Fitr, la grande fête musulmane qui a lieu ce mercredi en France ?

Cette année, les musulmans célèbrent l’Aïd el-Fitr ce mercredi 10 avril. Ce qu’il faut savoir sur cette fête, qui marque la fin du jeûne du mois du ramadan et qui est l’une des deux dates centrales de l’islam avec l’Aïd el-Kébir.

Après le dernier jour du mois béni, les musulmans célèbrent l’Aïd el-Fitr ou Aïd el-Seghir (petite fête, en opposition à l’Aïd al-Kebir, la grande fête). La fête de la rupture du jeûne du mois de Ramadan a lieu au lendemain du dernier jour du neuvième mois hégirien, le premier jour du mois de chawwal.

Il s’agit de l’une des deux dates les plus solennelles du calendrier musulman avec l’autre Aïd, l’Aïd al-Kébir ou Aïd el-Adha, la grande fête ou fête du sacrifice qui commémore, selon la tradition musulmane, le sacrifice que Dieu demanda à Abraham pour éprouver sa foi.

L’Aïd el-Fitr, qui peut durer jusqu’à trois jours, est traditionnellement célébrée par des prières à la mosquée, des repas de fête et des visites familiales, des achats de vêtements, des échanges de cadeaux en famille et avec les amis. Les enfants reçoivent cadeaux et friandises. L’annonce officielle de sa date est faite chaque année à l’issue d’une courte et très symbolique cérémonie de « nuit du doute » à la grande mosquée de Paris qui se tient généralement la veille ou l’avant-veille.

Il y a en réalité deux « nuits du doute », l’une confirmant la date de début du ramadan, et l’autre confirmant la date de fin. Ces dates sont fixées sur la base de l’observation du croissant lunaire, en conformité avec le choix opéré par les principaux pays arabo-musulmans, mais les observations scientifiques permettent de faire une estimation du calendrier en amont.

À l’issue de la prière d’Al-Asr et de la Nuit du Doute, la communauté religieuse de la Grande Mosquée de Paris a dévoilé, ce lundi 8 avril 2024, la date de l’Aïd el-Fitr, qui a lieu ce mercredi 10 avril 2024. « La commission a constaté l’impossibilité d’observer la nouvelle lune » indique la Grande Mosquée de Paris dans un communiqué. Celle-ci a donc déterminé cette date, identique à celle définie par le Conseil français du culte musulman (CFCM).

En France, l’Aïd el-Fitr fait partie des fêtes religieuses non fériées pour lesquelles les administrations peuvent accorder aux agents publics une autorisation d’absence. Il en est de même pour les écoliers. En revanche, les salariés du privé doivent se référer aux règles s’appliquant dans leur entreprise, ou poser des congés en accord avec leur employeur.

Quatrième des cinq piliers de l’Islam – la Shahada (la profession de foi), la Zakât (aumône légale), le pèlerinage à La Mecque, le jeûne (du mois de Ramadan), la prière (qui doit être faite cinq fois par jour)-. le ramadan suscite un ensemble de pratiques socio-religieuses largement suivies parmi les près de 6 millions musulmans estimés en France.

L’Aïd el-Fitr est aussi l’occasion d’être solidaire avec les plus démunis. Lors de cette fête, le musulman est invité à acquitter une aumône pour les pauvres, une pratique obligatoire de l’islam, la Zakât el-Fitr, qui correspond à un repas. Fixé chaque année par les instances religieuses, son montant est de 9 euros en 2024.

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Fonction publique : Stanislas Guerini veut « lever le tabou du licenciement »

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Fonction publique : Stanislas Guerini veut « lever le tabou du licenciement »

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publique a ouvert, mardi 9 avril, la concertation avec les collectivités, les hôpitaux et les syndicats pour réformer la fonction.

C’est une petite phrase qui suscite l’ire des syndicats. Stanislas Guerini a lancé, ce mardi 9 avril à Paris, la concertation autour de la réforme de la fonction publique, qui doit être présentée en conseil des ministres, cet automne. Ce projet de loi vise notamment à accentuer la rémunération des fonctionnaires au mérite et faciliter les mutations dans les trois branches de la fonction (État, collectivité, hôpitaux).

« Je veux qu’on lève le tabou du licenciement dans la fonction publique », a confié le ministre de la Transformation et de la Fonction publique, pointant du doigt une « culture de l’évitement sur ces sujets-là ».

« C’est un dévoiement du statut de la fonction publique que de considérer que, au nom de la garantie de l’emploi, on ne puisse pas se séparer d’un agent qui ne ferait pas son boulot. La justice, c’est de récompenser les agents qui sont engagés et de sanctionner ceux qui ne font pas suffisamment leur travail », a-t-il ajouté.

Selon les chiffres du ministère, rapportés par Le Parisien, treize licenciements pour insuffisance professionnelle ont eu lieu en 2023 dans la fonction publique, pour 2,5 millions d’agents.

Dans un document présenté ce mardi aux syndicats et aux employeurs, le gouvernement a détaillé une série de mesures qu’il envisage de glisser dans son projet de loi : maintien systématique de la rémunération en cas de mutation, octroi facilité d’un « emploi pérenne » aux apprentis, élargissement de la palette de sanctions face à une « insuffisance professionnelle »…

« Le statut de la fonction publique, ce n’est pas le statu quo, ce n’est pas l’égalitarisme. Il faut le faire évoluer, le moderniser. On a des agents pleinement dans le XXI siècle, mais un système qui est parfois resté bloqué dans les années 1980 », appuie le ministre.

Les huit syndicats ont dénoncé, lundi 8 avril, dans un communiqué commun une réforme « dogmatique » et qui ne répondrait « à aucune des préoccupations des agents publics ». L’Unsa-FP juge notamment que les priorités pour les agents sont « celles de leur pouvoir d’achat et de leurs conditions de travail ». « Plutôt qu’un projet de loi, c’est un engagement budgétaire qui est nécessaire », soutient-il.

La concertation doit se poursuivre jusqu’à l’été, avant une présentation du projet de loi à la rentrée. Deux autres réunions plénières avec les syndicats doivent se tenir le 14 mai et le 20 juin prochains.

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