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Humanoïdes ces robots qu’on voit performer mais qui ne sont pas encore autonomes

Ils courent, plient le linge ou servent des cocktails sur des vidéos virales mais dans la réalité la plupart sont télécommandés ou limités à une seule…

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Humanoïdes ces robots qu'on voit performer mais qui ne sont pas encore autonomes

Ils courent, plient le linge ou servent des cocktails sur des vidéos virales mais dans la réalité la plupart sont télécommandés ou limités à une seule mission.

Au salon Robotics Summit de Boston fin mai, le décalage sautait aux yeux. D’un côté des brochures montrant des robots humanoïdes en pleine action, de l’autre des ingénieurs qui tempèrent. Certains prototypes présentés par de grandes entreprises technologiques courent à petites foulées ou rangent un salon tout seuls. Mais quand on gratte un peu, on découvre que beaucoup de ces machines sont pilotées à distance par un opérateur humain ou programmées pour une tâche très précise. Le Neo lancé par une start-up américaine en grande pompe comme le premier robot prêt pour le grand public était en réalité manoeuvré par un téléopérateur caché.

L’intelligence artificielle a pourtant accéléré les progrès de manière spectaculaire. Les mains des robots deviennent plus habiles avec des capteurs qui modulent la force de la poigne ou reconnaissent le contact avec la peau. Une révolution permise par les modèles d’IA dits VLA qui combinent images et instructions textuelles en temps réel. Ces systèmes apprennent à anticiper les réactions des objets grâce à des milliards de données visuelles. Mais comme le rappelle un responsable produit d’une entreprise spécialisée dans les modules pour robots, arriver au robot multi-fonctions demandera encore des années. Il faut les entraîner davantage et le monde réel est infiniment plus complexe que les simulations.

Le problème numéro un reste le manque de données pour apprendre aux robots tous les gestes possibles dans toutes les situations. Des caméras filmant des humains chez eux ou dans des ateliers collectent des mouvements à la chaîne. Mais la barre est très haute pour les humanoïdes qui doivent évoluer de manière autonome avec des conséquences concrètes sur leur environnement. La sécurité est un défi majeur un robot qui se trompe peut blesser ou casser. Les modèles d’IA qui les pilotent sont en partie imprévisibles une boîte noire difficile à contrôler. Les experts estiment que le niveau de fiabilité nécessaire est encore loin d’être atteint. Le robot à tout faire reste un horizon lointain.

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