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Hantavirus : faut-il ressortir les masques ?
Alors qu’un premier cas d’hantavirus est recensé en France, l’inquiétude monte chez certains. Mais les autorités sanitaires écartent tout risque de propagation massive.
Un premier cas d’hantavirus a été officiellement diagnostiqué sur le territoire français, suscitant des interrogations sur la nécessité de revenir à des gestes barrières stricts. Vingt-deux personnes ayant été en contact avec la patiente ont été identifiées et placées à l’isolement dans des établissements hospitaliers. Dans ce contexte, la question du port du masque, qui avait marqué la période du Covid-19, refait surface.
Neuf infections au total ont été confirmées à l’échelle mondiale, dont une en France. La patiente, une femme d’une soixantaine d’années, se trouve dans un état stable au service de réanimation de l’hôpital Bichat, à Paris. Elle faisait partie des passagers du MV Hondius, un navire de croisière où s’est déclaré un foyer épidémique d’hantavirus des Andes, également appelé Hantavirus du Nouveau Monde. Les cas contacts recensés en France ont tous été placés en quarantaine sous surveillance médicale.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tenu à rassurer l’opinion publique depuis Tenerife, où il supervisait l’évacuation des derniers passagers du bateau. Il a exclu tout risque de pandémie. Interrogé sur l’utilité du masque, le professeur Christophe Rapp, infectiologue à l’hôpital Américain de Paris, a été catégorique. Selon lui, le port du masque n’est en aucun cas nécessaire pour la population générale. Il décrit une épidémie circonscrite, dont tous les cas confirmés ou suspects sont liés au navire ou aux deux vols aériens empruntés par les passagers. Le protocole sanitaire mis en place, jugé plus strict que dans d’autres pays, suffit à briser la chaîne de transmission et à éviter une diffusion sur le territoire.
Le professeur Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes, partage cet avis. Il rappelle qu’aucune indication ne justifie actuellement le port du masque en dehors du contexte très particulier de cette croisière. Une telle mesure ne serait envisagée que si le virus venait à sortir de ce cadre, ce qui semble peu probable. Il exprime néanmoins une certaine inquiétude face à la gravité de la maladie, dont le taux de mortalité atteint 30 à 50 % des cas.
En cas de décision contraire, les stocks de masques sont jugés suffisants. Philippe Besset, président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France, estime pouvoir faire face pendant un à deux mois. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a également assuré que les réserves de masques et de tests PCR, réalisés à l’Institut Pasteur, sont disponibles.
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