Monde
2026, une année climatique sous haute tension
Alors que les phénomènes extrêmes se multiplient depuis le début de l’année, les scientifiques redoutent un nouveau coup de chaud provoqué par l’arrivée imminente d’El Niño.
Mardi 12 mai, plusieurs instituts de recherche et agences internationales ont lancé une mise en garde sur l’accélération des bouleversements climatiques. Depuis janvier 2026, les événements météorologiques violents se succèdent à un rythme alarmant. Les températures de surface des océans frôlent désormais des records historiques, tandis que la banquise arctique a connu l’un de ses hivers les plus doux jamais observés. Les épisodes caniculaires se sont enchaînés sur plusieurs continents.
En Inde, le mercure a déjà grimpé jusqu’à 46 °C, et en Australie, il a dépassé les 40 °C. Ces vagues de chaleur ont été accompagnées d’incendies dévastateurs. Entre janvier et avril, plus de 150 millions d’hectares sont partis en fumée à travers le globe, soit une augmentation de 50 % par rapport à la moyenne des années récentes, selon les données compilées par des chercheurs de l’Imperial College de Londres. À l’approche de l’été, qui pourrait être l’un des plus sévères depuis plusieurs décennies, ce premier bilan suscite de vives inquiétudes quant aux risques d’incendies majeurs.
En France, des records de chaleur ont été battus dès le mois de février, après un hiver marqué par de fortes précipitations, des tempêtes et des inondations. Christophe Cassou, climatologue et directeur de recherche au CNRS, observe que le cycle de l’eau est désormais profondément perturbé, oscillant entre sécheresses intenses et pluies diluviennes, un phénomène amplifié par le réchauffement global.
Ces désordres pourraient encore s’aggraver avec le retour annoncé du phénomène El Niño, attendu dès le mois de juin par l’agence européenne Copernicus. Ce réchauffement des eaux du Pacifique équatorial a pour effet d’augmenter la température moyenne mondiale et de favoriser les événements extrêmes, qu’il s’agisse de sécheresses, d’incendies ou d’inondations dans certaines régions du globe.
L’année 2026 pourrait ainsi devenir la deuxième plus chaude jamais enregistrée. Pourtant, les émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion des énergies fossiles et de la déforestation continuent de croître à l’échelle planétaire. Si cette trajectoire se maintient, la température moyenne de la Terre pourrait s’élever de près de 3 °C d’ici la fin du siècle, selon les projections des scientifiques.
La climatologue allemande Friederike Otto rappelle que, dans l’immense majorité des cas, l’influence humaine sur le climat reste bien plus déterminante que les cycles naturels comme El Niño ou La Niña. Face à ce constat, les chercheurs se disent profondément inquiets, estimant que la lutte contre le réchauffement est désormais reléguée au second plan.
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