Société
Nice : Éric Ciotti taille dans les dépenses et assume sa gestion

Le nouveau maire de Nice justifie une politique d’économies drastiques et critique, sans le citer, l’héritage de son prédécesseur Christian Estrosi.
Élu le 22 mars dernier à la tête de la quatrième ville de France, Éric Ciotti a choisi de marquer sa différence en adoptant une ligne budgétaire résolument restrictive. Dans un entretien accordé à un quotidien national, l’édile, qui a battu Christian Estrosi après une campagne fratricide au sein de la droite locale, revendique une gestion rigoureuse des deniers publics. Proche du Rassemblement national depuis les législatives de 2024, il appelle à une union des droites pour la présidentielle de 2027 et réitère son soutien à Marine Le Pen ou Jordan Bardella, estimant qu’ils sont les seuls à pouvoir redresser le pays.
Sur le plan des comptes municipaux, Éric Ciotti défend un plan d’économies de 60 millions d’euros, qui inclut la suppression de certaines subventions sportives. Il met en avant une baisse massive des impôts locaux, de plus de 50 millions d’euros, et prône une diminution des dépenses superflues au niveau national. « Chaque euro dépensé doit servir l’intérêt général, la croissance et l’emploi », affirme-t-il, tout en appelant à une gestion prudente de l’argent public.
Sans jamais nommer Christian Estrosi, le nouveau maire dresse un réquisitoire contre les pratiques de l’ancienne majorité. « Les véhicules de fonction, les indemnités injustifiées, les frais de restaurant excessifs, les bureaux luxueux à Paris et les dépenses de communication pharaoniques, tout cela appartient au passé », lance-t-il. Il a d’ailleurs annoncé la mise en vente de 25 véhicules attribués aux élus, dont trois réservés à son prédécesseur. Ce dernier fait l’objet d’une enquête préliminaire pour recel de détournement de fonds publics, soupçonné d’avoir utilisé des chauffeurs municipaux pour des déplacements personnels en dehors du cadre réglementaire.

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