Économie
Free, Bouygues et Orange mettent le paquet pour racheter SFR à 20 milliards d’euros
Le trio des opérateurs français passe à la vitesse supérieure dans son projet de rachat du concurrent SFR. La notification aux autorités de concurrence…

Le trio des opérateurs français passe à la vitesse supérieure dans son projet de rachat du concurrent SFR. La notification aux autorités de concurrence est imminente, une étape clé pour cette méga-fusion.
L’annonce est tombée le jour de la signature du protocole d’accord avec Altice France, le propriétaire actuel de SFR. Mais le plus dur reste à faire. Dans les prochains jours, le consortium formé par Iliad (maison mère de Free), Bouygues Telecom et Orange va notifier officiellement son projet aux autorités de la concurrence. L’opération est énorme: 20,35 milliards d’euros pour mettre la main sur la plupart des actifs d’Altice France SFR, à l’exception de quelques filiales comme XP Fibre ou les activités outre-mer. Le patron d’Iliad, Thomas Reynaud, a précisé qu’avant cela, une consultation des instances représentatives du personnel serait lancée. Une étape obligatoire pour un tel rachat.
Mais une question brûlante reste en suspens: qui va examiner ce mariage géant? L’Autorité de la concurrence française ou la Commission européenne? Pour l’instant, personne ne sait. Christel Heydemann, la directrice générale d’Orange, a indiqué que la réponse serait connue « d’ici quelques semaines ». Ce détail est crucial, car le niveau d’exigence et les délais peuvent varier selon le gendarme saisi. Ce qu’on sait, c’est que le marché français des télécoms est l’un des plus disputés d’Europe. Depuis l’arrivée de Free en 2012, la guerre des prix a laminé les marges et poussé les acteurs à chercher des alliances pour survivre. Ce rachat de SFR, s’il aboutit, réduirait le nombre de grands opérateurs de quatre à trois, ce qui inquiète déjà les investisseurs.
À la Bourse de Paris, l’action Orange restait stable autour de 17,43 euros après un petit bond en début de séance. Bouygues, en revanche, reculait de près de 1%, comme le CAC 40. Les analystes de JPMorgan ont commenté la situation dans une note: ils comprennent que les investisseurs soient nerveux face à la lenteur du processus d’examen de la fusion. Mais ils prévoient aussi qu’Orange et Bouygues dépasseront leurs prévisions dans l’année à venir. En clair, le marché attend de voir si cette union à 20 milliards va passer le cap de la concurrence ou se fracasser. Les prochains mois seront décisifs.
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