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France : 30 ans après le drame de Furiani, l’apaisement pointe avec la sanctuarisation du 5 mai

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Trente ans après « la pire catastrophe du sport français », les 19 morts et 2.357 blessés dans l’effondrement d’une tribune du stade de Furiani à Bastia, en Corse, avant un choc contre l’OM, l’apaisement pointe avec le gel des matches les 5 mai dans les compétitions françaises.

Paradoxe: cette année, pour l’entrée en vigueur de la loi, un match sera pourtant organisé jeudi 5 mai, entre l’Olympique de Marseille et l’équipe néerlandaise du Feyenoord Rotterdam. Mais ce sera dans le cadre d’une épreuve européenne, en demi-finale retour de Ligue Europa Conférence, et le collectif des victimes estime avoir atteint son « objectif principal » en sanctuarisant cette journée à l’avenir.

« Ici le soleil décline et l’ambiance monte »…

Après ces quelques mots de Michel Vivarelli, journaliste à Radio France Corse, un grand fracas et un silence assourdissant avait occupé l’antenne plusieurs minutes. La tribune nord du stade Armand-Cesari de Furiani venait de s’effondrer, le 5 mai 1992.

Perché au sommet de cette tribune provisoire de près de 20 mètres de hauteur, le reporter s’apprêtait à commenter la demi-finale de Coupe de France entre Bastia et l’OM. Autour de lui, 8.000 personnes avaient pris place. A quelques minutes du coup d’envoi, les stars marseillaises Jean-Pierre Papin, Basile Boli, Abedi Pelé ou Chris Waddle étaient encore au vestiaire.

Les mots de Michel Vivarelli, ses derniers, ornent désormais le chemin qui mène jusqu’au mémorial des victimes.

Commémorations « apaisées »

« Cette année, ce sont des commémorations assez symboliques et particulières », selon Josepha Guidicelli, la présidente du collectif de victimes. Ce jour là elle a perdu son père, Jean-Pierre Guidicelli, lui aussi journaliste.

« Symboliques », parce que « ce sont les 30 ans de la tragédie », et « particulières (….) parce que le 14 octobre il y a eu cette loi qui est venue geler les matches lorsque ça tombe un 5 mai ».

Cette demande qu’aucun match de football de première, deuxième division, de Coupe de France et du Trophée des Champions ne soit joué le 5 mai, définitivement adoptée par le Parlement français, « était très importante pour nous », rappelle celle qui avait 4 ans le jour du drame: « Ce combat qui a pris dix ans pour aboutir » était la revendication principale du collectif.

Ce fut « une tragédie nationale, une des pages les plus sombres de l’histoire sportive » française, avait souligné la ministre des Sports Roxana Maracineanu en février 2020, lors de l’adoption par l’Assemblée nationale du texte porté par un député corse.

Inlassablement, les victimes butaient jusque là sur les réticences de la Ligue de football professionnel et de la Fédération française de football (FFF), gênées dans l’organisation de leurs compétitions. Du coup, ce seront « des commémorations beaucoup plus apaisées, beaucoup plus sereines », a insisté Mme Guidicelli.

Alors certes, il y aura ce Marseille-Feyenoord jeudi. Une rencontre que Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, ou Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio dans le sud de la Corse, avaient appelé à déplacer à une autre date, « par respect pour la mémoire des victimes ». Sans succès.

Mémoire collective

« On joue un petit peu de guigne et de malchance », reconnaît Mme Guidicelli: mais « notre demande concernait les compétitions nationales jouées en France » et « notre objectif principal a été atteint avec cette loi ».

L’OM, qui a sollicité l’UEFA pour pouvoir « faire quelque chose » le jour du match, est encore dans l’attente d’une réponse.

« C’est dommage pour la symbolique », insiste Mme Guidicelli: « Mais ça ne changera rien à nos commémorations », marquées comme chaque année par une cérémonie de recueillement à 16h00 devant la stèle, là où la tribune s’est effondrée. Puis ce sera une messe à la cathédrale de Bastia, à 18h00.

Mercredi, un film sur la catastrophe sera projeté dans le stade Armand-Cesari, puis, vendredi, une création théâtrale basée sur des témoignages des victimes sera jouée au théâtre de Bastia.

Côté judiciaire, un seul des 13 prévenus initialement poursuivis a écopé d’une peine de prison ferme, le constructeur de la tribune provisoire, condamné à deux ans de prison en première instance et qui n’avait pas fait appel. A l’issue du procès en appel, en 1995, huit autres prévenus, dont des responsables du club, de la Ligue corse ou de la FFF, ainsi que l’ancien directeur de cabinet du préfet, ont été condamnés à du sursis ou des amendes.

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Nouvelle-Calédonie : La situation reste difficile malgré les efforts pour rétablir l’ordre

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Nouvelle-Calédonie : La situation reste difficile malgré les efforts pour rétablir l'ordre

Le territoire français du Pacifique est en proie à des troubles persistants, les forces de l’ordre peinant à contrôler certains quartiers du Grand Nouméa, et l’aéroport international restant fermé aux vols commerciaux jusqu’au 2 juin.

Dimanche, la situation en Nouvelle-Calédonie demeure difficile alors que les forces de l’ordre continuent de lutter pour reprendre le contrôle de certains quartiers de Nouméa. L’aéroport international de La Tontouta, gravement endommagé, restera fermé aux vols commerciaux jusqu’au 2 juin, prolongeant ainsi une fermeture qui dure depuis près de trois semaines suite aux violentes émeutes qui ont éclaté sur l’archipel.

La route menant à l’aéroport reste parsemée de carcasses de véhicules, témoignant de la violence des récents affrontements. En réponse, Français et touristes étrangers bloqués sur l’île sont évacués via des vols militaires opérés depuis l’aérodrome de Magenta, affrétés par la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Le territoire est plongé dans le chaos depuis le 13 mai, suite à l’adoption d’une réforme à Paris visant à élargir le corps électoral local. Cette réforme est vivement contestée par les partisans de l’indépendance, qui craignent qu’elle ne marginalise davantage le peuple autochtone kanak.

Le président Emmanuel Macron, dans une interview au Parisien, a évoqué la possibilité de soumettre cette réforme à un référendum national, bien que cette idée ait été critiquée par Philippe Gomès, leader du parti non-indépendantiste Calédonie Ensemble, comme un « non-sens dangereux ».

Sur le terrain, la situation reste très tendue, en particulier dans le Grand Nouméa. La ministre déléguée aux Outre-mer, Marie Guévenoux, a reconnu samedi soir que la levée des barrages et la sécurisation des sites prendraient beaucoup de temps. Toutefois, les routes menant au Médipôle, le principal centre hospitalier, sont désormais sécurisées, améliorant ainsi l’accès aux soins pour les résidents.

Malgré une certaine accalmie, des incidents sporadiques persistent. À Dumbéa, une banque a été incendiée dans la nuit de samedi à dimanche. La dépouille d’un jeune indépendantiste tué à Nouméa le 15 mai a été rapatriée à Maré pour être enterrée, attirant une foule nombreuse lors de son arrivée.

Des barrages continuent d’entraver la circulation, malgré les efforts des 2.700 policiers et gendarmes déployés pour les démanteler. Dans la Vallée-du-Tir, des restes de barricades et de véhicules incendiés témoignent des récents affrontements.

Le FLNKS, principal mouvement indépendantiste, a appelé à un retour au calme et à la levée des barrages sur les principaux axes de circulation. Ils continuent néanmoins de réclamer le retrait de la réforme constitutionnelle, dont l’adoption a déclenché les pires violences en Nouvelle-Calédonie depuis 40 ans.

Le bilan des violences s’élève désormais à sept morts, le dernier étant un homme de 48 ans tué par un policier à Dumbéa, actuellement en garde à vue.

Marie Guévenoux a indiqué que l’état d’urgence ne serait pas levé tant que les barrages ne seront pas supprimés et le calme revenu. Emmanuel Macron a donné aux élus et responsables politiques de l’archipel jusqu’à fin juin pour trouver un accord global qui pourrait être soumis au vote des Calédoniens, sous la médiation de trois hauts fonctionnaires.

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France : Un nouveau logo pour connaître la provenance des produits transformés

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France : Un nouveau logo pour connaître la provenance des produits transformés

Le gouvernement français lance « Origin’info », un logo destiné à informer les consommateurs sur l’origine des matières premières des produits transformés, renforçant ainsi la transparence.

Une première en Europe. La ministre déléguée au Commerce, Olivia Grégoire, a annoncé la création d’un nouveau logo, « Origin’info », qui sera apposé sur les produits transformés pour permettre aux consommateurs de connaître l’origine géographique des principales matières premières. Ce logo, de couleur bleue ou noire, sera visible directement sur l’emballage ou consultable via un QR Code.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche progressive de transparence sur l’origine des produits de consommation. Depuis 2007, les fruits et légumes, et depuis 2011, les viandes emballées, doivent indiquer leur origine. « C’est le sens de l’histoire », a déclaré Olivia Grégoire, soulignant que « le prix » et « l’origine géographique des produits » sont les « deux éléments saillants qui déterminent l’acte d’achat » pour plus de 80% des consommateurs.

Les trois principales matières premières d’un produit transformé, telles que le blé, la viande, les fruits, les légumes et le sucre, devront ainsi être indiquées avec leur pays d’origine. Bien que l’affichage de ce nouveau logo ne soit pas obligatoire pour les entreprises, celles qui souhaitent l’adopter devront ratifier une charte. Selon Olivia Grégoire, au moins 80 marques, incluant l’ensemble de la grande distribution, ont déjà signé cette charte, ce qui représente au minimum 10 000 produits.

Le gouvernement espère étendre ce logo à l’échelle européenne et souhaite qu’il devienne obligatoire pour toutes les entreprises, afin d’assurer une plus grande transparence pour les consommateurs.

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France : Rappel du modèle de cigarette électronique « Kroma Nova »

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France : Rappel du modèle de cigarette électronique "Kroma Nova"

La marque Innokin rappelle son modèle de cigarette électronique Kroma Nova pour des problèmes de surchauffe pouvant causer des explosions, brûlures ou incendies.

Une vive inquiétude pour de nombreux vapoteurs. Jeudi 23 mai, le site spécialisé Rappel Conso a annoncé que la marque Innokin rappelle l’un de ses modèles de cigarettes électroniques, la gamme Kroma Nova, en raison de risques de surchauffe pouvant entraîner des explosions, des brûlures ou même des incendies.

« Afin de garantir la sécurité de nos clients et de maintenir les normes élevées de nos produits, nous avons décidé de procéder à un rappel préventif du kit Kroma Nova », a déclaré Innokin sur son site. La marque exhorte les utilisateurs de cette cigarette électronique à cesser immédiatement son utilisation.

Les cigarettes électroniques concernées ont été distribuées dans des tabacs et par des revendeurs à travers toute la France. Les consommateurs sont invités à contacter le point de vente ou le service client pour obtenir un remboursement. Il est également possible de faire la démarche en ligne directement sur le site d’Innokin. « Suite au dépôt du dossier, vous recevrez une étiquette de retour afin de nous faire parvenir votre Kroma Nova », précise la marque.

Ce rappel préventif vise à éviter tout incident potentiel et à assurer la sécurité des consommateurs face à des produits défectueux qui peuvent présenter des dangers graves. Les autorités et la marque appellent à la vigilance et à la réactivité des utilisateurs pour retourner le produit dans les plus brefs délais.

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