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Politique

Éducation : Emmanuel Macron envisage de réduire les vacances d’été

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Éducation : Emmanuel Macron envisage de réduire les vacances d'été

Emmanuel Macron propose une réflexion avec les enseignants pour repenser l’organisation de l’année scolaire.

En déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a exprimé son désir de réexaminer le temps scolaire en France et de réduire la durée des vacances d’été, lors d’un discours prononcé ce mardi. Le président de la République a souligné la nécessité d’engager un débat avec les enseignants sur cette question, en prenant en compte les nouvelles exigences liées à la réforme du baccalauréat.

La durée des vacances scolaires est au cœur des préoccupations, avec une constatation selon laquelle les cours et les obligations de présence se terminent trop tôt, particulièrement en raison des récentes modifications apportées au baccalauréat. « Je pense qu’on doit rouvrir un débat sur le temps scolaire dans l’année. C’est l’une des grandes hypocrisies françaises », a déclaré le président de la République à Marseille. Il a également demandé à Pap Ndiaye d’apporter des améliorations pour le baccalauréat et a ajouté : « Tous ceux qui ont des enfants le savent, vos collégiens, quand est-ce qu’ils ont commencé leurs vacances ? Vos enfants en primaire ? On a parfois des enfants qui ont deux mois et demi de vacances aujourd’hui, voire presque trois mois. »

Emmanuel Macron a souligné la nécessité de consulter et de travailler sur cette question, mais a précisé que des changements ne pourraient pas être mis en place dès l’année prochaine. Il a affirmé la nécessité de repenser le temps scolaire tout au long de l’année.

Selon le président de la République, les vacances d’été, qui débuteront officiellement le 8 juillet pour se terminer le 3 septembre cette année, accentuent les inégalités entre les familles. « Les enfants des quartiers, qui disposent de peu d’infrastructures sportives, viennent souvent de familles en difficulté… Lorsque l’on a des vacances de trois mois, les inégalités se creusent », a-t-il déclaré. Des études ont montré que les élèves reviennent à l’école le 1er septembre avec des compétences équivalentes à celles qu’ils avaient un mois ou un mois et demi avant les vacances. S’ils partent en vacances dès le 6 juin, leur niveau scolaire est similaire à celui du début du mois de mai. Cela entraîne une perte d’apprentissage collectif. C’est pourquoi il est nécessaire de repenser ce temps dans l’année, en collaboration avec les enseignants.

Pour Emmanuel Macron, la réduction de la durée des vacances permettrait d’alléger le quotidien à l’école. « Quelle est la conséquence de cela ? C’est que l’on surcharge les semaines de nos enfants », a expliqué le chef de l’État. Il a souligné que les élèves arrivent souvent épuisés tous les soirs en raison d’un départ trop précoce en vacances et d’une augmentation de la durée des congés ces vingt dernières années. Emmanuel Macron a également mentionné l’exemple des Allemands, qui pratiquent davantage de sport l’après-midi grâce à une répartition différente du temps scolaire tout au long de l’année.

Le débat sur le temps scolaire et la réduction des vacances d’été s’annonce donc comme une question clé dans le paysage éducatif français. Les discussions à venir avec les enseignants et les parties prenantes permettront d’explorer les différentes possibilités pour améliorer l’organisation de l’année scolaire et favoriser la réussite des élèves.

France

Fonction publique : Stanislas Guerini veut « lever le tabou du licenciement »

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Fonction publique : Stanislas Guerini veut « lever le tabou du licenciement »

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publique a ouvert, mardi 9 avril, la concertation avec les collectivités, les hôpitaux et les syndicats pour réformer la fonction.

C’est une petite phrase qui suscite l’ire des syndicats. Stanislas Guerini a lancé, ce mardi 9 avril à Paris, la concertation autour de la réforme de la fonction publique, qui doit être présentée en conseil des ministres, cet automne. Ce projet de loi vise notamment à accentuer la rémunération des fonctionnaires au mérite et faciliter les mutations dans les trois branches de la fonction (État, collectivité, hôpitaux).

« Je veux qu’on lève le tabou du licenciement dans la fonction publique », a confié le ministre de la Transformation et de la Fonction publique, pointant du doigt une « culture de l’évitement sur ces sujets-là ».

« C’est un dévoiement du statut de la fonction publique que de considérer que, au nom de la garantie de l’emploi, on ne puisse pas se séparer d’un agent qui ne ferait pas son boulot. La justice, c’est de récompenser les agents qui sont engagés et de sanctionner ceux qui ne font pas suffisamment leur travail », a-t-il ajouté.

Selon les chiffres du ministère, rapportés par Le Parisien, treize licenciements pour insuffisance professionnelle ont eu lieu en 2023 dans la fonction publique, pour 2,5 millions d’agents.

Dans un document présenté ce mardi aux syndicats et aux employeurs, le gouvernement a détaillé une série de mesures qu’il envisage de glisser dans son projet de loi : maintien systématique de la rémunération en cas de mutation, octroi facilité d’un « emploi pérenne » aux apprentis, élargissement de la palette de sanctions face à une « insuffisance professionnelle »…

« Le statut de la fonction publique, ce n’est pas le statu quo, ce n’est pas l’égalitarisme. Il faut le faire évoluer, le moderniser. On a des agents pleinement dans le XXI siècle, mais un système qui est parfois resté bloqué dans les années 1980 », appuie le ministre.

Les huit syndicats ont dénoncé, lundi 8 avril, dans un communiqué commun une réforme « dogmatique » et qui ne répondrait « à aucune des préoccupations des agents publics ». L’Unsa-FP juge notamment que les priorités pour les agents sont « celles de leur pouvoir d’achat et de leurs conditions de travail ». « Plutôt qu’un projet de loi, c’est un engagement budgétaire qui est nécessaire », soutient-il.

La concertation doit se poursuivre jusqu’à l’été, avant une présentation du projet de loi à la rentrée. Deux autres réunions plénières avec les syndicats doivent se tenir le 14 mai et le 20 juin prochains.

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Faits Divers

Yonne : 70 kg de cannabis découverts chez la maire socialiste d’Avallon

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Yonne : 70 kg de cannabis découverts chez la maire socialiste d’Avallon

Dimanche 7 avril, la police a retrouvé une grosse quantité de cannabis au domicile de la maire socialiste Jamilah Habsaoui. L’opération s’est déroulée dans le cadre de l’opération « Place nette XXL ».

Une découverte surprenante a été faite au domicile de Jamilah Habsaoui, la maire socialiste d’Avallon, dimanche 7 avril. Les forces de l’ordre ont saisi une quantité impressionnante de cannabis, totalisant au moins 70 kg. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’opération « Place nette XXL », une initiative visant à combattre le trafic de stupéfiants, qui a récemment été déployée à travers la France.

Le cannabis aurait été dissimulé dans une dépendance du domicile de la maire, où vivaient également son père et son frère. Ce dernier, déjà connu des services de police pour trafic de stupéfiants il y a dix ans, aurait été identifié comme responsable de la présence de la drogue, sans que la maire ne soit au courant de la situation.

L’intervention a mobilisé deux fourgons de gendarmerie et une équipe cynophile pour sécuriser les lieux et procéder à la saisie.

Depuis le lancement de l’opération « Place nette XXL », la préfecture du Rhône a annoncé un bilan significatif, avec 286 individus interpellés et la prise en compte de 70 étrangers en situation irrégulière. Dans le département, les saisies ont également été importantes, avec 1,7 million d’euros d’avoirs criminels, plusieurs armes de toutes catégories et neuf véhicules saisis.

Malgré ces actions, des tensions persistent, notamment à Marseille, où des véhicules de police ont été attaqués au cocktail Molotov. Cependant, ces opérations ont permis la saisie de grandes quantités de drogue, dont 454 kg de cannabis, 2,7 kg de cocaïne, ainsi que des armes et plus de 1,6 million d’euros.

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France

Le député Aymeric Caron veut diffuser les images de Gaza à l’Assemblée

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Le député Aymeric Caron veut diffuser les images de Gaza à l’Assemblée

Le député Aymeric Caron réalise en ce moment un film compilant des vidéos tournées à Gaza depuis le début de la riposte israélienne. Il souhaite diffuser ces images à l’Assemblée nationale.

Le député Aymeric Caron, connu pour son engagement en faveur des droits humains, est en train de réaliser un film sur la situation à Gaza. Ayant pour objectif de sensibiliser ses collègues parlementaires, il envisage de diffuser ce film à l’Assemblée nationale dans un proche avenir.

Depuis le début de la riposte israélienne à Gaza, Aymeric Caron a été particulièrement actif pour mettre en lumière les événements tragiques se déroulant dans cette région. En collaboration avec une équipe de bénévoles arabophones, il a entrepris de compiler des vidéos documentant les atrocités perpétrées à Gaza.

Déjà, 25 minutes d’images ont été assemblées, principalement obtenues à partir des réseaux sociaux. Ancien journaliste, Aymeric Caron a également partagé régulièrement des photos et des vidéos prises à Gaza sur ses réseaux sociaux, dans le but de donner une visibilité à ces réalités souvent méconnues.

« Beaucoup de gens ne sont pas conscients de ce qui se passe à Gaza. Il n’y a pas suffisamment de reportages sur le terrain. Il est crucial que les parlementaires puissent voir les images des atrocités commises par l’armée israélienne, des enfants blessés et des familles en deuil », a déclaré Aymeric Caron.

Le député REV prévoit de finaliser le montage pour atteindre une durée de quarante minutes, en veillant à ce que chaque image soit datée et sourcée de manière rigoureuse. Cette initiative fait suite à une précédente séance où certains députés avaient visionné des images non commentées de l’attaque du Hamas en Israël.

Aymeric Caron a partagé son projet avec Richard Ramos, député MoDem et président du groupe d’étude France-Palestine, dont il est membre. Bien que Richard Ramos semble adopter une attitude prudente, Aymeric Caron reste déterminé à mener à bien cette initiative, même en l’absence de soutien du groupe.

La présidente de l’Assemblée nationale a fait savoir qu’elle est ouverte à l’idée d’une diffusion du film de Aymeric Caron, reconnaissant ainsi l’importance de sensibiliser les parlementaires à ce conflit internationale.

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