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Diego Maradona : au cœur du procès, la bataille sémantique autour de sa convalescence

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Le procès des professionnels de santé accusés dans la mort de Diego Maradona a été marqué, jeudi, par des échanges vifs sur la nature exacte des soins prodigués à l’icône du football argentin durant sa convalescence à domicile.

L’audience a révélé des divergences profondes entre les prévenus quant à la définition du cadre de soins qui devait entourer le champion du monde 1986 après son opération. La psychiatre Agustina Cosachov, l’une des sept personnes poursuivies, a soutenu avoir milité pour une « hospitalisation à domicile sérieuse », une solution intermédiaire qu’elle estimait adaptée face au refus de Maradona d’intégrer un centre spécialisé.

Cette option, présentée comme un compromis thérapeutique, devait être mise en œuvre par un prestataire privé. Or, selon la docteure Cosachov, les engagements pris n’ont pas été tenus dans la résidence louée à Tigre, où l’ancien joueur a succombé à une crise cardiorespiratoire le 25 novembre 2020. Elle a affirmé avoir rapidement constaté un écart entre ce qui avait été convenu et la réalité des soins dispensés sur place.

En réponse, Mariana Flichman, ancienne médecin légiste du prestataire Swiss Medical, a livré une tout autre lecture des faits. Elle a précisé que le service fourni relevait de « soins à domicile » et non d’une hospitalisation, et que son rôle se limitait à l’acte de transfert depuis la clinique. Un document produit à l’audience stipulait que le suivi médical incombait à l’équipe traitante choisie par la famille, et non au prestataire, lequel devait seulement fournir un « accompagnement » en fonction de l’évolution de l’état du patient.

Cette querelle sémantique, entre « hospitalisation à domicile » et « soins à domicile », ou encore entre « suivi » et « accompagnement », constitue le nœud du dossier. Les sept accusés, parmi lesquels figurent également le neurochirurgien Leopoldo Luque et la coordinatrice médicale Nancy Forlini, sont poursuivis pour « homicide avec dol éventuel ». Ils encourent des peines allant de huit à vingt-cinq ans de prison pour des négligences qui, selon l’accusation, auraient été commises en toute connaissance de cause. Tous contestent leur responsabilité dans le décès de la légende argentine, arguant de la segmentation de leurs rôles respectifs. Le procès, qui se tient à raison de deux audiences par semaine, devrait s’achever en juillet prochain.

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