Nous rejoindre sur les réseaux

Sports

Davide Ballerini, l’éclaircie napolitaine d’un dur métier

Article

le

Le sprinteur italien de 31 ans a décroché sa première victoire sur un grand Tour, jeudi à Naples, en remportant la sixième étape du Giro dans un final marqué par une chute massive. Un succès aussi inattendu que précieux pour lui et son équipe Astana.

Davide Ballerini n’a pas encore pleinement pris la mesure de son exploit. Dans un décor méditerranéen saisissant, le coureur transalpin a profité d’une chute collective dans le dernier virage pour s’envoler vers la ligne d’arrivée, laissant derrière lui les sprinteurs les plus réputés. « Dans le cyclisme, les moments de joie sont rares comparés aux heures passées loin des siens », a confié le natif de la péninsule, conscient du caractère exceptionnel de ce succès. Cette victoire, la plus belle de sa carrière, vient s’ajouter à une deuxième place obtenue l’an passé sur le Tour de France, lors de la dernière étape des Champs-Élysées, derrière le Néerlandais Wout Van Aert.

Pour le coureur de 31 ans, ce succès est d’autant plus savoureux qu’il intervient dans un contexte de performance collective remarquable pour la formation Astana. « Nous espérions décrocher au moins une étape sur ce Giro, et en moins d’une semaine, nous en comptons déjà deux », s’est réjoui Ballerini, qui a également vu son coéquipier Thomas Guillermo Silva endosser le maillot rose de leader. « Nous allons poursuivre sur cette lancée », a-t-il promis, affichant une ambition renouvelée.

Le dénouement de cette sixième étape a été marqué par une chute spectaculaire juste avant l’arrivée, qui a mis à terre la majorité des sprinteurs, dont le Français Paul Magnier, contraint de se contenter de la troisième place. « Je savais qu’il fallait être en tête dans la dernière courbe, mais mon intention était de lancer Matteo Malucelli », a expliqué Ballerini. « J’ai réussi à entrer en tête, puis j’ai vu que les deux premiers sur la gauche étaient tombés, Dylan Groenewegen et un de ses coéquipiers… Je n’ai pas eu le temps de réaliser. Je suis sorti du virage, ils sont tous tombés. Je suis parti et j’ai espéré jusqu’à la ligne d’arrivée que personne ne me dépasse. » Un scénario où la chance a souri à celui qui, en 2018, avait déjà remporté le prix de la combativité sur ce même Tour d’Italie.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus