Économie
Marc Jacobs quitte LVMH pour un duo d’investisseurs américains
Après près de trois décennies sous pavillon français, la marque américaine de prêt-à-porter rejoint WHP Global et G-III dans le cadre d’une transaction valorisée autour d’un milliard de dollars.
Le géant français du luxe LVMH a annoncé, dans un communiqué commun avec WHP Global, la cession de Marc Jacobs à cette société d’investissements américaine, associée au holding G-III. L’opération, qui devrait être finalisée d’ici la fin de l’année sous réserve des approbations réglementaires, n’a pas fait l’objet d’une divulgation officielle de son montant. WHP Global, propriétaire de marques comme rag&bone, G-Star et Vera Wang, a parallèlement conclu un partenariat avec G-III, détenteur de DKNY, Karl Lagerfeld ou Sonia Rykiel, qui évalue l’ensemble des actifs à environ un milliard de dollars.
Le fondateur et créateur américain, âgé de 63 ans, conservera son poste de directeur artistique après la transaction. « Je resterai toujours reconnaissant envers Bernard Arnault pour son soutien et sa confiance durant ces trente années », a déclaré Marc Jacobs, qui a lancé sa griffe en 1984. « Je suis déterminé à poursuivre mon rôle et impatient d’entamer ce nouveau chapitre », a-t-il ajouté. Bernard Arnault a salué la « rare créativité » et la « vision unique » du styliste, dont l’influence sur la mode est, selon lui, indéniable.
La maison Marc Jacobs, très en vue au début des années 2000, avait connu un essoufflement avant de redevenir rentable après plusieurs ajustements stratégiques. Entrée dans le giron de LVMH en 1997, elle voit aujourd’hui son chiffre d’affaires contribuer à hauteur de plus de 9,5 milliards de dollars au portefeuille de WHP Global. Le groupe formera avec G-III une société commune à parité, qui détiendra la propriété intellectuelle de la marque. Selon le communiqué de G-III, son investissement s’élèvera à environ 500 millions de dollars, financés par des liquidités disponibles. L’accord prévoit également que G-III achète et gère une partie des activités de vente directe et de gros.
Morris Goldfarb, dirigeant de G-III, a souligné que cette opération s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à constituer un portefeuille diversifié de marques emblématiques. « Cette opportunité accélère notre transformation et nous positionne pour créer de la valeur pour nos actionnaires », a-t-il précisé. À la Bourse de New York, l’action G-III reculait de 0,10 % dans les échanges électroniques après la clôture.
Le Wall Street Journal avait évoqué en juillet des discussions entre LVMH et plusieurs acheteurs potentiels, dont Authentic, propriétaire de Reebok, et WHP Global. Le numéro un mondial du luxe, qui réalise un chiffre d’affaires de près de 81 milliards d’euros, avait déjà cédé Off-White en septembre 2024 et sa participation dans Stella McCartney en janvier 2025. En janvier 2026, il avait également vendu ses activités Duty Free Shops en Chine à CTG Duty-Free.
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