Sports
Dave Rennie lance son mandat chez les All Blacks par un succès et beaucoup de soulagement
Le nouveau patron du rugby néo-zélandais a débuté son ère par une victoire de prestige contre le XV de France. Mais il l’avoue sans détour : la joie…


Le nouveau patron du rugby néo-zélandais a débuté son ère par une victoire de prestige contre le XV de France. Mais il l’avoue sans détour : la joie laisse surtout place à un profond soulagement.
Dave Rennie ne s’est pas enflammé. À peine sorti de la pelouse de Christchurch, après avoir vu ses All Blacks dominer les Bleus en ouverture du championnat des nations, le technicien a préféré parler de soulagement plutôt que de bonheur. Il remplace Scott Robertson, dans un contexte tendu à un peu plus d’un an de la Coupe du monde. Alors ce premier succès, il le prend, mais avec lucidité. « C’est toujours agréable de continuer à progresser après une victoire », a-t-il glissé. Le Néo-Zélandais en a aussi profité pour tacler les journalistes locaux, accusés d’avoir « bien géré la pression sur les Français ». Une manière de dire que l’adversaire n’a rien lâché.
Le match a montré des lacunes que Rennie veut vite corriger. Il le dit cash : ses joueurs ont « offert la possession du ballon dans des moments cruciaux » aux hommes de Fabien Galthié. Et la France a su en profiter. « Leur jeu de passes courtes était excellent », reconnaît le sélectionneur, qui voit déjà un axe de travail pour le prochain rendez-vous face à l’Italie. « Nous aurions probablement besoin d’un peu plus de vitesse de déplacement vers l’intérieur », analyse-t-il. Malgré tout, il félicite son groupe pour la gestion de la fin de match. « Quand le score s’est resserré, les garçons ont bien géré le temps », assure-t-il. Une maîtrise qui rassure, mais ne suffit pas.
Rennie refuse de donner une note à ses troupes. Il préfère mettre en avant l’état d’esprit, l’effort et l’engagement. « Je suis vraiment content des garçons, surtout de ceux qui ont fait leurs débuts ce soir », confie-t-il. Mais le chantier reste immense. « En termes de combinaisons et de prises de décision, nous devons progresser », insiste-t-il. Ce premier match a montré des éclairs du jeu qu’il veut imposer, mais aussi des trous de concentration. « C’est facile de se ressaisir », dit-il, confiant. Les All Blacks n’ont pas encore retrouvé leur superbe, mais ils tiennent une base solide. Une fondation sur laquelle construire, en vue de la Coupe du monde 2027.
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