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Dati et Barnier scellent un pacte électoral à Paris, évitant l’affrontement redouté

Un accord in extremis au sein des Républicains permet à Rachida Dati de briguer la mairie de Paris en 2026, tandis que Michel Barnier devient le candidat unique de la droite pour la législative partielle dans la deuxième circonscription de la capitale.
Les Républicains ont officialisé jeudi soir un compromis de haute volée, mettant fin à plusieurs semaines de tensions internes. Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture et maire du 7ᵉ arrondissement, a obtenu l’investiture du parti pour les municipales de 2026. En contrepartie, elle renonce à se présenter face à Michel Barnier lors de la législative partielle prévue fin septembre dans la deuxième circonscription de Paris.
Cette décision, prise à l’unanimité par la direction des Républicains, écarte ainsi le risque d’une division dommageable pour la droite parisienne. Michel Barnier, ancien Premier ministre et figure historique de la formation, pourra conduire une campagne unifiée dans un fief traditionnel de la droite, récemment fragilisé par la poussée socialiste.
Le sénateur Francis Szpiner, qui convoitait également la candidature aux municipales, s’est retiré de la course. Une porte-parole du parti a salué un accord « gagnant-gagnant », où « la raison l’a emporté ». Michel Barnier a d’ores et déjà désigné Florence Berthout, maire du 5ᵉ arrondissement, comme sa suppléante.
Le scrutin législatif partiel, provoqué par l’invalidation de l’élection de Jean Laussucq pour irrégularités dans ses comptes de campagne, opposera Michel Barnier à Thierry Mariani pour le Rassemblement national et à Frédérique Bredin, candidate investie par le Parti socialiste. Cette dernière a récemment demandé un report du scrutin, invoquant des délais trop courts.
De son côté, Rachida Dati se consacrera désormais à la conquête de la mairie de Paris, où elle affrontera notamment Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo. Sur les réseaux sociaux, elle a salué le début d’une « conquête » et appelé au « rassemblement de toutes les forces d’alternance ».
Si cet accord apaise les dissensions internes, il n’efface pas toutes les réticences. Pierre-Yves Bournazel, autre prétendant à la mairie de Paris, a qualifié Rachida Dati de « candidate de la droite dure ». Par ailleurs, l’agenda électoral de l’ancienne ministre devra composer avec des contraintes judiciaires. Renvoyée en juillet dernier en correctionnelle pour corruption et trafic d’influence, elle a fait appel de cette décision. Une première audience est prévue le 29 septembre.
En parallèle, le Conseil constitutionnel a validé début août une modification du mode de scrutin pour les municipales à Paris, Lyon et Marseille, introduisant une élection directe des conseillers de mairie centrale en plus des représentants d’arrondissement.

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