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Congé de naissance. Les premiers parents racontent leurs joies et leurs galères
Depuis ce mercredi, des parents peuvent profiter du nouveau congé de naissance. Une avancée qui fait plaisir mais qui demande parfois de l’ingéniosité…


Depuis ce mercredi, des parents peuvent profiter du nouveau congé de naissance. Une avancée qui fait plaisir mais qui demande parfois de l’ingéniosité pour s’organiser.
Ce nouveau droit permet aux jeunes parents de passer jusqu’à deux mois supplémentaires avec leur bébé après les congés maternité et paternité. L’indemnisation atteint 70% du salaire net le premier mois, puis 60% le second. Pour être éligible, il faut que l’enfant soit né ou dont la naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026. Angela, coiffeuse à Rennes, a sauté sur l’occasion. Son congé maternité se termine fin juin, elle enchaîne direct avec deux mois de congé de naissance. Son fils est encore tout petit, l’idée de le confier à deux mois et demi lui était insupportable. Elle est heureuse de pouvoir être là pour les premiers gazouillis, la première dent, même si cela signifie une perte de salaire. Son mari, lui, ne prendra qu’un mois, inquiet pour les finances du foyer.
Mais tout n’est pas si simple pour les premiers à en bénéficier. Célia, 26 ans, a accueilli son deuxième enfant en février. Pour éviter de travailler un mois avant de pouvoir prendre ce nouveau congé, elle a dû obtenir un congé pathologique post-naissance et un arrêt maladie de son médecin. Elle raconte une organisation stressante et compliquée. Marie-Anne, infirmière en Bretagne, a eu l’impression d’essuyer les plâtres. Le décret précisant les règles est sorti tardivement, fin mai. Cela a généré incertitude et stress, avec des allers-retours avec sa direction. Elle a finalement posé des jours de récupération et des congés pour pouvoir bénéficier du dispositif début juillet. Elle se dit chanceuse de pouvoir récupérer physiquement et mentalement tout en voyant grandir son bébé. Marie, cadre en logistique, n’a pas eu cette chance. Son congé maternité s’est terminé bien avant juillet, elle a donc pris un congé parental à temps plein. Impossible de le scinder pour profiter du nouveau congé de naissance. Elle le vit comme une frustration personnelle, mais trouve l’initiative super pour les futurs parents.
Le gouvernement a prévu des mesures transitoires pour faciliter la vie des parents concernés. Un délai plus long pour démarrer le congé et la possibilité exceptionnelle de cumuler l’indemnité avec l’aide pour payer une assistante maternelle. Rémy, consultant en région parisienne, a sauté le pas. Lui et sa compagne maintiennent le contrat de leur nounou pour leur second fils. Pour lui, prendre un mois de congé de naissance était une évidence. Il ne voulait pas rater ce moment, profiter de ses garçons. Plutôt que de prendre un deuxième mois, il enchaînera avec des congés en août pour éviter la perte de salaire. Malgré ces progrès, les associations féministes restent déçues. Elles dénoncent une réforme minimaliste qui risquerait de renforcer les inégalités. Avec une indemnisation peu élevée, ce sera souvent la personne au plus faible revenu qui prendra le congé, donc dans la plupart des cas la femme. La question de l’égalité reste entière.
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