Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Washington et Téhéran mettent les armes en pause, le détroit d’Ormuz respire à nouveau

Les États-Unis et l’Iran suspendent leurs frappes après une semaine de tensions explosives. Les navires peuvent reprendre leur route, mais l’équilibre…

Article

le

Washington et Téhéran mettent les armes en pause, le détroit d'Ormuz respire à nouveau

Les États-Unis et l’Iran suspendent leurs frappes après une semaine de tensions explosives. Les navires peuvent reprendre leur route, mais l’équilibre reste fragile.

Les hostilités entre les deux puissances viennent de marquer une pause, avec l’annonce d’un arrêt temporaire des attaques mutuelles par un responsable américain. Un mail officiel confirme que les discussions techniques vont se poursuivre sur tous les points du protocole d’accord signé le 17 juin. Le détroit d’Ormuz, verrouillé depuis le début de la guerre lancée fin février, a rouvert la semaine dernière, et la circulation des navires est désormais libre. Cette trêve intervient alors que les deux camps s’accusaient mutuellement de violations du cessez-le-feu ces derniers jours. Le regain de tensions avait fait craindre une escalade, mais pour l’instant, les armes se taisent.

Malgré cette accalmie, l’ombre de la confrontation plane toujours. Téhéran n’autorise qu’un seul couloir de passage dans le détroit, celui longeant ses côtes, et menace de s’en prendre à tout navire qui tenterait un autre itinéraire. Le chef de la diplomatie iranienne a rappelé que son pays reste le seul responsable de la gestion du détroit et que toute ingérence étrangère ne ferait qu’aggraver les tensions. Parallèlement, des frappes récentes sur deux navires ont été attribuées à l’Iran par l’armée américaine, qui a riposté en bombardant le territoire iranien pendant deux jours. De son côté, Téhéran a envoyé missiles et drones vers le Koweït et Bahreïn. La situation est un véritable jeu d’équilibriste sur l’une des routes les plus stratégiques du monde, par laquelle transitent environ 20% des hydrocarbures planétaires.

Le conflit ne se limite pas au détroit d’Ormuz. Au Liban, les frappes israéliennes continuent malgré la signature à Washington d’un accord-cadre pour une paix durable. Le Hezbollah, allié de Téhéran, rejette cet accord et menace de défendre le pays. L’armée israélienne affirme avoir détruit un tunnel du Hezbollah dans le sud du Liban, tandis que les bombardements font des blessés. Le chef du Parlement libanais a prévenu que l’accord ne serait pas adopté en l’état. Au cœur du blocage, une exigence de longue date le désarmement du Hezbollah, une condition au retrait d’Israël du sud du Liban. Cette équation complexe rappelle que la trêve entre Washington et Téhéran reste fragile et que les poudrières régionales ne demandent qu’à s’embraser.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus