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La France va tailler dans ses dépenses : un nouveau tour de vis budgétaire annoncé pour juillet

Le ministre des Comptes publics David Amiel a fixé une date clé : le 7 juillet, le comité d’alerte des finances publiques se réunira pour faire les…

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La France va tailler dans ses dépenses : un nouveau tour de vis budgétaire annoncé pour juillet

Le ministre des Comptes publics David Amiel a fixé une date clé : le 7 juillet, le comité d’alerte des finances publiques se réunira pour faire les comptes du premier semestre. Avec une promesse qui inquiète déjà de nouvelles économies à la clé.

Le gouvernement serre encore la ceinture. En pleine préparation du budget 2027, le ministre David Amiel a confirmé ce dimanche la tenue d’un comité d’alerte des finances publiques le 7 juillet prochain. L’objectif est simple faire le bilan des six premiers mois de l’année et annoncer des coupes budgétaires supplémentaires. En cause une succession de chocs qui a frappé l’économie française. Le ministre a cité la guerre en Iran et la récente période caniculaire. Deux événements qui pèsent lourd sur les comptes de l’État.

La situation est grave. La Cour des comptes vient de tirer la sonnette d’alarme dans un rapport publié jeudi. Tous les voyants sont au rouge. Le ratio de la dette française atteint 117,5% du produit intérieur brut à fin mars. C’est le seul de la zone euro à dépasser le pic atteint pendant la crise du Covid. Et la charge de cette dette explose. David Amiel a reconnu que nous sommes assis sur un baril de poudre. Le déficit est parmi les plus élevés d’Europe, a-t-il ajouté. Pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement avait déjà présenté 6 milliards d’euros d’économies en avril. Le président du Sénat Gérard Larcher estime qu’il faudrait 6 milliards de plus pour tenir le budget 2026.

Le ministre a écarté l’idée d’une loi de finances rectificative pour 2026. Il veut dégager des marges de manœuvre pour financer les investissements d’avenir, notamment l’adaptation au changement climatique des infrastructures publiques comme les écoles. Il a rappelé que la charge de la dette est aujourd’hui le premier poste de dépenses de l’État, devant l’éducation nationale et la défense. Pour lui, il faut réformer notre modèle social. Enfin, sur le vote du budget 2027, David Amiel a été clair le gouvernement négocie avec la droite républicaine, la gauche républicaine et le bloc central. Mais pas avec le Rassemblement national ni la France insoumise.

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