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« Personne ne m’a entendue » : le cri de colère d’une mère après le lynchage de son fils de 17 ans à Narbonne

Une mère brise le silence après la mort de Louis, tué dans un guet-apens. Elle accuse les institutions d’avoir ignoré ses multiples alertes et réclame une…

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"Personne ne m'a entendue" : le cri de colère d'une mère après le lynchage de son fils de 17 ans à Narbonne

Une mère brise le silence après la mort de Louis, tué dans un guet-apens. Elle accuse les institutions d’avoir ignoré ses multiples alertes et réclame une justice plus sévère pour les mineurs.

Dans un entretien publié ce dimanche, la mère de Louis raconte avoir tout tenté pour protéger son fils. Elle avait prévenu les autorités à plusieurs reprises, mais rien n’a empêché le drame. L’adolescent de 17 ans, placé dans un foyer de l’Aide sociale à l’enfance depuis mai, avait déjà été victime d’agressions. Une plainte avait été déposée au printemps pour des violences, sans lien avec les auteurs présumés du lynchage. D’autres faits avaient été signalés en juin, sans que cela aboutisse à une nouvelle procédure. Sa mère affirme que le foyer devait l’accompagner pour porter plainte le 16 juin, mais Louis était alors en fugue. Elle a ensuite contacté la gendarmerie pour demander que sa disparition soit considérée comme inquiétante, puis alerté l’ASE. « Mon message est resté sans réponse », déplore-t-elle. Selon elle, le danger n’a tout simplement pas été pris au sérieux.

Elle ne cache pas sa rage. « Ce n’est pas le temps du deuil, c’est le temps de la guerre », lance-t-elle. Elle assure vouloir transformer sa souffrance en combat collectif. « Il est hors de question qu’un autre cœur de maman ou de papa soit brisé comme le nôtre. Que la France soit prête, nous sommes déterminés et je suis enragée comme jamais », prévient-elle. Son objectif est clair, empêcher que cela ne se reproduise.

Elle réclame une réforme en profondeur de la justice des mineurs. « Quand on tue comme un homme, on paie comme un homme », insiste-t-elle. Elle veut que les auteurs présumés soient jugés comme des adultes. Elle décrit Louis comme un adolescent sensible à l’injustice, passionné de musique et de mer, diagnostiqué TDAH dès l’enfance. Malgré ses nombreuses démarches, le suivi médico-social n’a pas suffi à le protéger. Aujourd’hui, elle attend une réponse forte de la justice, pour que son fils soit le dernier à subir un tel sort.

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