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Économie

Binoche tempère son rôle dans la controverse autour de Canal+

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L’actrice Juliette Binoche, signataire de la pétition contre Vincent Bolloré, juge aujourd’hui que le terme « fasciste » était inapproprié, tout en défendant la solidarité des artistes.

Juliette Binoche, qui a apposé sa signature sur la pétition visant le principal actionnaire de Canal+, Vincent Bolloré, a exprimé ses regrets quant à l’emploi du mot « fasciste » dans ce texte. Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, elle a déclaré que ce terme était déplacé et qu’elle regrettait également les huées entendues au Festival de Cannes lors de l’apparition du logo de la chaîne. Elle a par ailleurs jugé excessive la réaction du directeur de Canal+, Maxime Saada.

Ce dernier avait annoncé que son groupe ne financerait plus les films des signataires de la pétition, une position qu’il a réaffirmée lors de l’assemblée générale du groupe. Il a justifié cette décision en évoquant le préjudice réputationnel subi par Canal+, premier financeur du cinéma français. Aux côtés de Juliette Binoche, d’autres personnalités comme Swann Arlaud, Jean-Pascal Zadi ou Robin Campillo figuraient parmi les signataires, aux côtés de nombreux anonymes.

La pétition dénonçait ce qu’elle qualifiait d’emprise croissante de l’extrême droite dans le cinéma, pointant du doigt le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Le texte accusait notamment une « prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif ». Interrogée, Juliette Binoche a tenu à distinguer sa critique du groupe dirigé par Bolloré du travail des équipes de Canal+. Elle a salué l’engagement des équipes de Canal+ Cinéma, qui selon elle s’efforcent de maintenir une diversité d’expression. Elle a également souligné que la solidarité entre artistes et techniciens avait permis de calmer les craintes des plus inquiets.

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