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Attentat à Quito une bombe vise un ministère et fait un blessé

Deux détonations ont frappé le nord de la capitale équatorienne lundi. Un agent de sécurité a été touché par l’onde de choc mais ses jours ne sont pas en…

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Attentat à Quito une bombe vise un ministère et fait un blessé

Deux détonations ont frappé le nord de la capitale équatorienne lundi. Un agent de sécurité a été touché par l’onde de choc mais ses jours ne sont pas en danger.

Le calme a volé en éclats en plein jour. Devant le ministère de l’Agriculture et l’Agence de régulation minière (Arcom), à Quito, deux engins explosifs ont été déposés par des individus descendus d’une voiture. L’explosion, maîtrisée à distance par les forces de l’ordre, a soufflé un périmètre d’une cinquantaine de mètres. Les dégâts matériels sont importants, mais un seul blessé est à déplorer un membre de l’équipe de sécurité, rapidement pris en charge et hors de danger. Un tract menaçant des fonctionnaires de l’Arcom a été retrouvé sur place, signant clairement la cible de l’attaque.

Cet attentat n’est pas un acte isolé. Il s’inscrit dans une guerre ouverte que l’Équateur mène contre les groupes criminels organisés. Ces réseaux, qui se disputent le trafic de drogue et l’exploitation minière illégale, n’hésitent plus à s’en prendre aux institutions. Jeudi dernier, une équipe de déminage avait déjà désamorcé un engin placé devant un complexe judiciaire. Et ce lundi, une voiture entièrement calcinée a été retrouvée à la périphérie de la ville, liée à l’attaque. Le pays est devenu l’un des plus violents d’Amérique latine en 2025, avec 51 homicides pour 100 000 habitants, soit un meurtre par heure.

Le gouvernement du président Daniel Noboa, soutenu par les États-Unis, combat ces groupes avec une fermeté affichée. L’enjeu est colossal entre 60% et 70% de la production d’or équatorienne est illégale, générant plus de 1,6 milliard de dollars par an. Quant à la cocaïne, 70% du trafic en provenance de Colombie et du Pérou transite par le pays. L’Arcom a réagi en affirmant que cette attaque ne freinerait pas la lutte contre l’extraction illicite de minerais. Mais derrière les déclarations officielles, la violence continue de rythmer le quotidien. Quarante employés de l’appareil judiciaire ont été assassinés en six ans. Un chiffre qui en dit long sur l’ampleur du défi.

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