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Ebola gagne du terrain une quatrième province en RDC

L’épidémie s’étend dans le nord-est du pays, où 15 millions de personnes sont désormais sous la menace du virus. Plus de 360 morts sont déjà recensés…

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Ebola gagne du terrain une quatrième province en RDC

L’épidémie s’étend dans le nord-est du pays, où 15 millions de personnes sont désormais sous la menace du virus. Plus de 360 morts sont déjà recensés, mais la situation pourrait être bien pire.

Le Haut-Uélé devient la quatrième province congolaise touchée par Ebola. Un malade est arrivé depuis l’Ituri, épicentre de la crise, et il est décédé. Les autorités tentent de remonter la chaîne de contamination. Dans cette région reculée, frontalière du Soudan du Sud et de la Centrafrique, le virus profite des mouvements de population liés à l’orpaillage et à l’insécurité. L’Ituri reste le foyer le plus violent avec plus de 1.100 cas et 300 décès. Mais les chiffres officiels sont probablement en dessous de la réalité, d’après les experts sur place.

La transmission d’Ebola se fait souvent lors des rites funéraires. La dépouille d’une victime est extrêmement contagieuse et les familles touchent habituellement le corps pendant plusieurs jours. Les équipes humanitaires tentent d’organiser des enterrements sécurisés, mais la défiance est forte. Des communautés en colère ont déjà réclamé les corps, provoquant des incidents dans des centres de santé. Ce refus de coopérer complique la riposte et alimente la propagation.

Le contexte sécuritaire aggrave la crise. L’Ituri et le Haut-Uélé sont en proie à des violences de groupes armés, dont les ADF, affiliés à l’État islamique. Ces zones d’insécurité rendent le déploiement sanitaire difficile et retardent la détection du virus. Les premiers décès suspects remonteraient à janvier, mais l’alerte officielle n’a été donnée qu’en mai. Aujourd’hui, les centres de traitement débordent avec un taux d’occupation de 138%. Soixante-dix-huit soignants ont été contaminés, 18 sont morts. Le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint et les experts prévoient une crise qui pourrait durer entre six mois et un an.

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