Sports
À 19 ans, Paul Seixas décroche à Montréal sa première médaille mondiale
Le Lyonnais a pris la troisième place du contre-la-montre, derrière Remco Evenepoel et Filippo Ganna. Il rêve maintenant d’un deuxième podium, dimanche…

Le Lyonnais a pris la troisième place du contre-la-montre, derrière Remco Evenepoel et Filippo Ganna. Il rêve maintenant d’un deuxième podium, dimanche, sur la course en ligne.
Sur le chrono qui lançait la semaine des championnats du monde à Montréal, Paul Seixas a terminé troisième. À 19 ans seulement. Le Français n’a rien pu faire contre Remco Evenepoel, une nouvelle fois au-dessus du lot, ni contre Filippo Ganna, autre référence de l’exercice. Mais il a bouclé le parcours à quinze secondes à peine de l’Italien, et ce détail en dit long sur sa progression.
Pour le leader des Bleus, cette première médaille mondiale n’est pas un hasard. Elle vient confirmer ce que ses derniers résultats laissaient deviner, lui qui avait déjà pris le bronze sur la course en ligne des championnats d’Europe. Surtout, elle change son statut. « Faire 3e, c’est la preuve que je fais aussi partie des spécialistes du chrono maintenant », explique-t-il, conscient que cette aptitude compte énormément pour un coureur qui vise les classements généraux. Une belle médaille, donc, mais aussi un signal envoyé à toute l’équipe de France, à qui elle donne de la confiance pour la suite de la semaine.
Le jeune homme n’a pourtant pas roulé à l’aveugle. Il le dit lui-même, il avait les jambes et le rythme, mais il a su garder la tête froide. Ses trajectoires, volontairement plus amples, devaient lui éviter le trottoir, la chute ou la glissade. Un calcul permanent entre l’envie d’aller chercher le podium et la nécessité de ne pas saborder les jours suivants. « Je suis content de ne pas avoir mis ma course en ligne et la fin de saison en danger, mais en même temps d’avoir pris les risques qu’il fallait », résume-t-il.
Car c’est bien là que se joue la suite. Dimanche, le Lyonnais disputera la course en ligne, avec l’ambition d’accrocher une nouvelle breloque. Les sensations sont bonnes, le physique suit, et le garçon se sent encore fort. Il sait aussi ce qui l’attend. De très gros coureurs se dresseront face à lui, et il faudra courir intelligemment plutôt que foncer sans réfléchir. Sa formule résume parfaitement l’état d’esprit du moment. « On a les cartes, il ne reste plus qu’à les jouer. »
Reste à savoir si la main sera aussi sûre que sur le chrono. En trois jours, le prodige français a déjà montré qu’il n’avait pas volé sa place parmi les meilleurs. Il lui reste une course pour transformer l’essai et rentrer avec une deuxième médaille autour du cou.
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