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_Mariage sous tension à Chessy : le couple a finalement dit oui après un an de procédure


_**Un an de bataille judiciaire et d’affrontements entre la justice et la mairie ont abouti à la célébration discrète d’un mariage à Chessy, en Seine-et-Marne. L’homme, visé par une obligation de quitter le territoire français, a finalement épousé sa compagne finlandaise le 11 avril dernier.**_
L’histoire débute en mai de l’année précédente, lorsqu’un couple composé d’une ressortissante finlandaise et d’un Algérien souhaite officialiser son union. Mais le maire de l’époque, Olivier Bourjot, ainsi que ses sept adjoints, refusent de célébrer la cérémonie. En cause, la situation administrative de l’homme, qui fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français depuis plusieurs années. Pour l’édile, ce mariage présente un caractère suspect.
Un bras de fer s’engage alors entre la municipalité et les institutions judiciaires. Après un signalement de la mairie, des investigations sont menées. Le 7 juillet, le parquet rend une décision de non-opposition au mariage, estimant que les preuves recueillies ne permettent pas de démontrer une intention frauduleuse de la part du couple. Au contraire, plusieurs éléments attestent de la sincérité de leur relation. Malgré cet avis, Olivier Bourjot maintient sa position et refuse toujours de procéder à l’union.
Le 10 décembre, la mairie reçoit une ordonnance judiciaire lui intimant de célébrer le mariage, après que le couple a engagé une procédure de référé civil. Le tribunal précise également que l’obligation de quitter le territoire n’est plus en vigueur. Face à cette situation, le maire et ses adjoints persistent dans leur refus et annoncent leur démission collective. Olivier Bourjot justifie cette décision en estimant qu’un maire ne devrait pas être contraint de marier une personne dont la présence sur le territoire est contestée. La préfecture de Seine-et-Marne refuse toutefois d’accepter cette démission, invoquant la nécessité de garantir la continuité du fonctionnement communal.
En janvier, l’avocate du couple saisit la juge de l’exécution du tribunal de Meaux pour contraindre la commune à publier les bans et à fixer une date de mariage. Une astreinte financière est demandée en cas de non-respect. Le tribunal judiciaire de Meaux fixe alors une pénalité de 500 euros si les bans ne sont pas publiés et si aucune date n’est arrêtée dans les vingt-quatre heures.
Les bans sont finalement publiés le 26 février, et le mariage est célébré discrètement le 11 avril. C’est Cyril Marsaud, nouveau maire et ancien adjoint d’Olivier Bourjot, qui a officié la cérémonie. Il confie que sa position personnelle sur ce mariage n’a pas changé, mais que la loi a été appliquée. Il précise que le respect de la décision judiciaire est devenu une nécessité, notamment pour éviter que les administrés ne supportent des amendes toujours plus lourdes liées à cette affaire.





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