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_**Le rejet de la réponse iranienne par Donald Trump relance la tension sur les marchés pétroliers**_

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Les cours du brut ont bondi ce lundi après que le président américain a jugé « totalement inacceptable » la proposition de Téhéran, tandis que l’Iran met en garde la France et le Royaume-Uni contre toute intervention dans la région.

Les prix du pétrole ont repris leur ascension dès l’ouverture des échanges asiatiques, le baril de Brent s’établissant à 104,01 dollars, en hausse de 2,69%. Ce mouvement traduit l’éloignement d’une reprise rapide du trafic dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite habituellement un cinquième de la consommation mondiale d’or noir, et que l’Iran bloque depuis le 28 février.

Dans un message publié dimanche soir sur son réseau Truth Social, Donald Trump a rejeté sans ménagement la réponse des autorités iraniennes, sans en dévoiler la teneur. « Je viens de lire la réponse des soi-disant représentants de l’Iran. Je ne l’aime pas. C’est totalement inacceptable », a-t-il écrit en lettres capitales. Ce rejet intervient alors que les tractations entre les deux belligérants semblent dans l’impasse, plus d’un mois après le début de la trêve.

L’Iran a annoncé dimanche avoir transmis sa proposition via le médiateur pakistanais, sans en préciser le contenu. La télévision publique iranienne a seulement indiqué que la réponse de Téhéran était axée sur la fin des hostilités sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime. Selon le Wall Street Journal, la proposition iranienne prévoirait une réouverture progressive du détroit d’Ormuz et une levée simultanée du blocus des ports iraniens par les forces américaines. Téhéran serait également prêt à diluer une partie de son uranium enrichi et à expédier le reste vers un pays tiers.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé dimanche que la guerre, qui a fait des milliers de morts principalement en Iran et au Liban, avait permis d’accomplir beaucoup de choses mais n’était pas terminée. Il a insisté sur la nécessité de retirer d’Iran les matières nucléaires et de démanteler les sites d’enrichissement.

Dans le Golfe, de nouvelles attaques ont été signalées dimanche. Un vraquier en provenance d’Abou Dhabi a été visé dans les eaux territoriales qataries, sans que son trajet ne soit interrompu. L’agence de presse iranienne Fars a affirmé que le navire battait pavillon américain et appartenait aux États-Unis, sans préciser si l’Iran était à l’origine de l’attaque. Le Koweït a également été ciblé, sans que l’origine des frappes ne soit clairement établie, tandis qu’Abou Dhabi a directement accusé Téhéran. Ces incidents surviennent deux jours après que l’armée américaine a visé deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman.

Le porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien, Ebrahim Rezaei, a prévenu que toute attaque contre des navires iraniens déclencherait une riposte forte et décisive contre les navires et les bases américaines. Le président Massoud Pezeshkian a quant à lui écrit sur X que l’Iran ne courberait jamais la tête devant l’ennemi et que le dialogue ou la négociation ne signifiaient ni capitulation ni recul.

La France et le Royaume-Uni s’activent pour mettre sur pied une coalition internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz après un règlement du conflit. Les ministres de la Défense des deux pays coprésideront mardi une réunion en visioconférence avec une quarantaine de leurs homologues. Téhéran a averti que tout déploiement déclencherait une réponse décisive et immédiate de l’armée iranienne. Le président Emmanuel Macron a précisé que la France n’avait jamais envisagé un déploiement militaire à Ormuz, mais une mission de sécurisation concertée avec l’Iran.

Sur le front libanais, Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs attaques mutuelles malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril. Deux secouristes affiliés au Hezbollah ont été tués et cinq autres blessés dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban, selon le ministère de la Santé. Les opérations israéliennes ont fait 2.846 morts depuis le début de la guerre le 2 mars.

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