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Air France-KLM allège la facture chez KLM après un été porteur

Le groupe franco-néerlandais a vu son bénéfice net progresser de 22 % au troisième trimestre, porté par la saison estivale. Pour absorber la cherté du…

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Air France-KLM allège la facture chez KLM après un été porteur

Le groupe franco-néerlandais a vu son bénéfice net progresser de 22 % au troisième trimestre, porté par la saison estivale. Pour absorber la cherté du kérosène, sa branche néerlandaise va réduire le nombre de postes et revoir son organisation.

Air France-KLM a clos la saison haute avec un bénéfice net de 938 millions d’euros au troisième trimestre, en hausse de 22 %. Ce résultat a fait grimper le cours en Bourse d’environ 10 % à l’ouverture à Paris. Sur les neuf premiers mois de l’année, marqués par la crise au Moyen-Orient et l’inflation du kérosène, le bénéfice recule toutefois de 25 %, à 877 millions d’euros.

Le carburant reste le point de vigilance. La tonne de kérosène coûtera près de 1 600 dollars au trimestre en cours, et le groupe anticipe environ 1 400 à 1 500 dollars au premier semestre 2027. La branche KLM, qui regroupe KLM et Transavia Pays-Bas et se montre moins rentable qu’Air France, a donc annoncé un nouveau train d’économies. Le nombre de postes chez KLM, déjà réduit ces dernières années, diminuera encore de 15 %. Environ 5 000 postes ont été ou seront réorganisés, avec une autre façon de travailler. L’objectif affiché est une amélioration annuelle des résultats d’un milliard d’euros.

Les mesures touchent plusieurs fronts. Les conventions collectives seront révisées pour encadrer strictement l’évolution de la masse salariale. Certaines activités liées aux opérations au sol, au cargo et à la maintenance seront réorganisées, parfois externalisées, parfois réintégrées. Le groupe prévoit aussi d’arrêter l’exploitation des avions les plus anciens, ceux qui consomment le plus de kérosène. Pour les salariés de KLM, cela signifie des organisations de travail revues et des effectifs encore plus resserrés. Pour les voyageurs, ces décisions concernent surtout la flotte et les opérations au sol, deux leviers qui pèsent sur le coût d’exploitation.

Côté finances, le chiffre d’affaires du trimestre a progressé de 8 %, à 9,916 milliards d’euros, et même de 12 % à taux de change constant. La direction évoque un trimestre résilient, avec une demande solide sur les marchés clés, une forte rigueur commerciale et des recettes unitaires qui ont compensé l’impact de la hausse du carburant dans un contexte de crise au Moyen-Orient. Les coûts unitaires sont restés quasi stables, à +0,1 %. Le groupe a couvert 54 % du carburant qu’il devrait consommer en 2027, contre 68 % en 2026, tout en gardant un plafond de prix non divulgué au-delà duquel il ne signe pas de contrat. Il a aussi relevé de 300 millions de dollars sa prévision de facture carburant pour 2026, à 9,2 milliards de dollars.

Une inconnue demeure. Le groupe bénéficie encore des difficultés de certains concurrents, et il reste à savoir combien de temps le contournement du Golfe continuera de soutenir les voyages vers l’Asie.

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