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Qiulae Wong, la novice qui bouscule la campagne néo-zélandaise
En quinze mois, Qiulae Wong est passée d’une candidature en ligne à la présidence d’un petit parti centriste néo-zélandais. À l’approche du scrutin, son…

En quinze mois, Qiulae Wong est passée d’une candidature en ligne à la présidence d’un petit parti centriste néo-zélandais. À l’approche du scrutin, son mouvement atteint 7 % dans les sondages et pourrait peser sur la formation du prochain gouvernement.
Qiulae Wong n’a pas gravi les échelons d’un appareil politique. Elle a répondu à une offre d’emploi en ligne et s’est retrouvée à la tête du Parti des Opportunités, une formation centriste néo-zélandaise. Quinze mois plus tard, cette ancienne consultante de KPMG, âgée de 38 ans, née aux Fidji et d’origine chinoise et européenne, voit son parti crédité de 7 % des intentions de vote pour les élections législatives. Un score qui transforme ce petit mouvement en possible arbitre de la future majorité.
Son message tranche avec la montée des mouvements populistes observée dans plusieurs élections récentes, où les partis traditionnels ont reculé face à des politiques plus radicales. Wong défend une ligne pragmatique. Elle veut faire baisser la tension et recentrer le débat sur l’avenir du pays. Elle parie que les Néo-Zélandais, qu’elle décrit comme solidaires et centristes, ne suivront pas la vague radicale. Le Parti des Opportunités met en avant une économie forte et un environnement prospère, avec la collaboration comme fil conducteur sur les grands enjeux.
À l’approche du scrutin, les sondages placent le TOP dans une position stratégique. Les observateurs estiment qu’il pourrait décider si le futur gouvernement sera mené par les travaillistes ou par une coalition de droite autour des nationaux. La progression est jugée remarquable par un politologue universitaire, qui souligne les différences du parti avec les autres formations néo-zélandaises et l’inexpérience politique de sa présidente. Le TOP est passé de 1 % à 7 % dans les intentions de vote.
Pour entrer au Parlement, il doit franchir le seuil de 5 %. S’il y parvient, ce serait une percée inhabituelle depuis trois décennies pour une formation émergente qui ne vient pas des rangs des deux grands partis, le Parti national et le Parti travailliste. Le contexte politique néo-zélandais a connu des changements récents. Christopher Luxon, du Parti national, a succédé au travailliste Chris Hipkins, arrivé à la tête du pays après le départ de Jacinda Ardern.
Le Parti des Opportunités a été fondé par l’économiste Gareth Morgan. Il affirmait alors que la formation ne chercherait pas à entrer au gouvernement et soutiendrait les projets de loi au cas par cas. Qiulae Wong se montre plus ouverte. Elle dit envisager toutes les options, en fonction des politiques proposées par les autres partis et de l’orientation générale du gouvernement. Interrogée sur l’idée de renoncer à des accords de coalition pour imposer un gouvernement minoritaire, elle répond que cela pourrait être une bonne chose pour la politique néo-zélandaise et encourager une plus grande collaboration entre les autres partis. Les résultats préliminaires seront publiés avant un décompte définitif plus tard.
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