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Des champagnes à 15 degrés, une première autorisée après la canicule

La récolte 2026 a donné des raisins très sucrés, poussant l’alcool des vins au-delà des limites habituelles. Une dérogation exceptionnelle permet…

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Des champagnes à 15 degrés, une première autorisée après la canicule

La récolte 2026 a donné des raisins très sucrés, poussant l’alcool des vins au-delà des limites habituelles. Une dérogation exceptionnelle permet désormais d’élaborer des bouteilles plus fortes que la norme.

Le champagne issu des raisins ramassés cet été ne sera pas tenu par le plafond habituel. Un arrêté paru au Journal officiel autorise les vins tirés en 2027, issus d’un assemblage de la récolte 2026 non enrichie et de millésimes antérieurs enrichis, à franchir les 13 % d’alcool après prise de mousse. La dérogation reste exceptionnelle et découle directement du climat de l’été, marqué par des épisodes de canicule et une sécheresse inhabituelle. Résultat, des raisins gorgés de sucre et des titres alcoométriques potentiels particulièrement élevés.

Derrière ce chiffre se cache une première. Le Comité Champagne, qui porte la voix des producteurs, a décroché début septembre auprès de l’Institut national de l’origine et de la qualité une dérogation temporaire à son cahier des charges. Du jamais vu. Concrètement, les vignerons dont la vendange affiche déjà un degré d’alcool élevé pourront élaborer des vins montant jusqu’à 15 %, y compris après assemblage avec des vins d’années précédentes passés par une éventuelle chaptalisation, cette addition de sucres qui intervient pendant la double fermentation.

La mesure ne devrait concerner que quelques vignerons, selon Maxime Toubart, président du Syndicat général des vignerons et coprésident du Comité Champagne. Les vendanges 2026 ont de leur côté battu un record de précocité, avec les premiers coups de sécateurs le 6 août et une généralisation le 17 août, soit deux semaines avant 2025, une année déjà en avance.

Ce calendrier bousculé, suivi de fortes chaleurs et d’un manque d’eau, pourrait bien devenir la norme. Le Comité Champagne le dit sans détour, le changement climatique oblige la filière à s’adapter. L’arrêté, lui, encadre une exception liée à une récolte pas comme les autres.

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