Économie
Pour sauver l’usine de pâte à papier, l’Occitanie veut un État actionnaire
Nouvelle étape dans le feuilleton de l’usine de Saint-Gaudens. La région Occitanie dévoile un projet renforcé et presse l’État d’entrer au capital pour…

Nouvelle étape dans le feuilleton de l’usine de Saint-Gaudens. La région Occitanie dévoile un projet renforcé et presse l’État d’entrer au capital pour gagner du temps.
Le dossier Fibre Excellence avance d’un pas, mais il reste suspendu à une décision politique. Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, a annoncé avoir remis une offre complétée au tribunal de commerce de Toulouse pour le site de Saint-Gaudens. Ce nouveau montage s’appuie sur un investisseur venu du secteur de la pâte à papier et des produits d’hygiène, qui a déjà visité l’usine. L’objectif est simple. Convaincre la justice que ce projet est sérieux et qu’il mérite un peu plus de temps.
La demande de la région est claire. Elle veut que l’État prenne temporairement une participation dans Fibre Excellence, afin de sécuriser la période nécessaire à la formalisation du projet. La région assure qu’elle entrera elle-même au capital dès lundi, pour montrer l’exemple. Mais cette idée ne plaît pas au gouvernement. Le ministre de l’Industrie l’a écartée, malgré une première sollicitation de Carole Delga. Pour la présidente de région, c’est pourtant la condition indispensable pour que cet investisseur transforme son intention en offre définitive.
Le contexte éclaire cette insistance. Fibre Excellence, qui possédait les deux dernières grandes fabriques françaises de pâte à papier, est en redressement judiciaire depuis fin avril. L’actionnaire indonésien Jackson Wijaya a jeté l’éponge après avoir investi près de 300 millions d’euros, persuadé que l’entreprise ne peut pas être rentable. Le tribunal a déjà dit non à une reprise de l’ensemble du groupe par Matthieu Pigasse, soutenu par les deux régions. Il a en revanche laissé du temps à Soprema, un acteur mondial de l’étanchéité, pour construire un projet sur Saint-Gaudens. Pendant ce temps, le site de Tarascon est parti en liquidation. Il ne reste donc qu’un seul site en vie dans ce dossier, et son avenir se jouera lors de l’audience du 8 septembre.
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