Économie
Les marchés européens avancent en ordre dispersé, la dette française pèse
Paris et Francfort grignotent quelques points quand Londres recule, dans une séance dominée par les publications d’entreprises. La hausse du rendement de…

Paris et Francfort grignotent quelques points quand Londres recule, dans une séance dominée par les publications d’entreprises. La hausse du rendement de l’OAT française continue toutefois de plomber le moral des investisseurs.
Les places boursières du Vieux Continent ont ouvert sans grande conviction mercredi matin. Le CAC 40 prenait 0,31 % à 7 862,91 points en début de séance, porté par un dossier bien précis. Francfort suivait à peine, avec un Dax en hausse de 0,05 %, tandis que Londres partait dans l’autre sens, le FTSE 100 lâchant 0,23 %. Les indices larges s’en sortent mieux que la place britannique, l’EuroStoxx 50 avançant de 0,29 %, le FTSEurofirst 300 de 0,11 % et le Stoxx 600 de 0,15 %.
Le moteur de la séance, ce sont les comptes des entreprises. La saison des résultats tourne à plein régime et les communiqués financiers se succèdent à un rythme soutenu depuis la veille. Dans la technologie, les chiffres publiés par SuperMicro Computer et par SpaceX ont redonné un peu d’élan au secteur. Les opérateurs attendent désormais les publications de Meta et de Tesla, prévues plus tard dans la journée, pour savoir si ce mieux se confirme.
Reste un obstacle de taille, du côté de la dette souveraine. Les tensions obligataires, particulièrement en France, empêchent le marché de vraiment repartir. Le rendement de l’OAT à dix ans a encore pris 4,6 points de base pour atteindre 4,9629 %, ce qui creuse l’écart avec le Bund allemand de même échéance à plus de 155 points de base. Derrière ces chiffres, il y a la prudence des investisseurs face à une situation budgétaire et politique agitée dans la deuxième économie de la zone euro.
Sur le front des valeurs, les écarts sont spectaculaires. EssilorLuxottica s’envole de 11 % après avoir annoncé une progression de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, au-delà de ce qu’attendaient les analystes. Le groupe franco-italien compose néanmoins avec un ralentissement des ventes de lunettes connectées. À l’inverse, Carrefour dégringole de plus de 12 %, sanctionné par l’abaissement de ses objectifs financiers annuels décidé la veille. Le distributeur dit mesurer l’impact « de la dégradation de la situation sociale et sécuritaire » dans le pays. Ailleurs en Europe, Randstad bondit de 14 %, la croissance organique de son chiffre d’affaires ayant dépassé les attentes.
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