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À Madrid, Milei dégaine ses pires insultes contre Sánchez et appelle à balayer les socialistes

En visite dans la capitale espagnole pour soutenir la droite et l’extrême droite, le président argentin a traité le chef du gouvernement Pedro Sánchez de…

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À Madrid, Milei dégaine ses pires insultes contre Sánchez et appelle à balayer les socialistes

En visite dans la capitale espagnole pour soutenir la droite et l’extrême droite, le président argentin a traité le chef du gouvernement Pedro Sánchez de dictateur et de voleur. Il a aussi appelé les électeurs à chasser les socialistes avant des législatives anticipées à l’issue très incertaine.

Le président argentin a profité d’un déplacement à Madrid pour lancer une attaque d’une rare violence contre Pedro Sánchez. Devant un parterre d’invités réunis pour un forum économique, Javier Milei a qualifié le chef du gouvernement espagnol de « dictateur », de « voleur » et de dirigeant « corrompu ». Il a enchaîné en demandant aux Espagnols de mettre les socialistes à la porte, alors que se profile un scrutin législatif anticipé dont personne ne connaît le résultat.

Au-delà des injures, le dirigeant ultralibéral de 55 ans a dressé un réquisitoire contre les formations de gauche européennes, qu’il tient pour principales responsables de la stagnation économique du continent. Sur l’immigration, il a accusé l’exécutif de Pedro Sánchez d’encourager une « invasion » pour des motifs électoraux, citant le cas de l’enclave de Ceuta et faisant part de sa vive inquiétude. Il a résumé sa vision en évoquant un mélange de stagnation et d’irresponsabilité migratoire qui dessine, selon lui, une pente de décadence difficile à remonter.

Ce voyage n’a rien d’anodin. Javier Milei doit y croiser les responsables du parti d’extrême droite Vox et la dirigeante de droite de la région madrilène, Isabel Díaz Ayuso. Il ne s’en cache pas, se disant clairement l’ami du chef de Vox Santiago Abascal et d’Isabel Díaz Ayuso, dont il juge les idées « saines et positives » pour sortir l’Espagne de sa supposée décadence. Depuis son arrivée au pouvoir à Buenos Aires fin 2023, il a multiplié les séjours en Espagne, souvent aux côtés de l’extrême droite locale.

Pedro Sánchez n’a pas laissé passer l’offensive. Juste avant le discours de son homologue argentin, il a publié une courte vidéo sur le réseau X pour revendiquer sa fierté d’être « gauchiste », ce mot que l’extrême droite espagnole emploie volontiers pour railler les militants de gauche. Une réponse brève, mais qui dit beaucoup du climat tendu entre les deux hommes.

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