Nous rejoindre sur les réseaux

Europe

Marine Le Pen défie Bruxelles sur le budget européen

La candidate du Rassemblement national s’est rendue dans la capitale belge pour contester le calendrier des négociations budgétaires. Elle promet de…

Article

le

Marine Le Pen défie Bruxelles sur le budget européen

La candidate du Rassemblement national s’est rendue dans la capitale belge pour contester le calendrier des négociations budgétaires. Elle promet de plafonner la contribution française et dénonce une manœuvre avant plusieurs élections à venir.

La cheffe de file du Rassemblement national a fait le déplacement à Bruxelles à la veille d’un sommet réunissant les dirigeants européens autour du futur budget de l’Union. Un rendez-vous loin d’être anodin, car plusieurs chefs d’État et de gouvernement veulent boucler cette enveloppe avant les fêtes de fin d’année. Le texte doit fixer les grandes priorités du bloc jusqu’en 2034, de l’agriculture à la compétitivité, en passant par le soutien à l’Ukraine et les politiques migratoires.

Ce calendrier, elle le refuse en bloc. Marine Le Pen parle d’une tentative de « verrouillage » et n’hésite pas à qualifier la démarche de « scandale démocratique ». Son raisonnement tient en une idée simple. Des scrutins nationaux sont attendus dans les mois qui viennent en Espagne, en France, en Italie et en Pologne, et 2027 s’annonce comme une année charnière. Adopter un budget pluriannuel avant que les électeurs ne se soient prononcés reviendrait, selon elle, à les priver d’un vrai débat. Elle se dit persuadée qu’un certain nombre de dirigeants ne prendront pas le risque d’une telle illégitimité.

Sur le fond, la candidate à l’Élysée a fait de la baisse de la contribution française l’un des piliers de son plan d’économies. Elle s’engage à défendre un plafonnement strict de la contribution nette de la France, arrêté à cinq milliards d’euros. Elle entend aussi tracer une rupture nette avec la ligne d’Emmanuel Macron, qu’elle présente comme l’exact opposé de la sienne. Là où le chef de l’État évoquait une Europe puissance, elle affirme que le résultat obtenu fut une Europe impuissance. Là où il était question d’une Europe des frontières, elle soutient que le bloc s’est ouvert à la Terre entière.

La dirigeante promet de s’opposer à toute nouvelle adhésion. L’Ukraine, l’Albanie, le Monténégro et la Macédoine du Nord figurent parmi les candidats actuels. Elle plaide par ailleurs pour une fiscalité commune sur le tabac, l’alcool et les grandes entreprises. La Commission européenne, accusée de sortir sans cesse de ses prérogatives, devrait se contenter d’un rôle de secrétariat au service des nations. Pas question, selon elle, que l’Union s’occupe de co-développement ou de diplomatie. Sur le climat, elle propose qu’une part de la contribution au budget soit calculée selon l’intensité carbone des économies nationales. Avant le sommet, elle a retrouvé ses alliés européens du groupe des Patriotes, un rendez-vous habituel avant chaque grand rapatriement des dirigeants du continent.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus