Politique
Éric Zemmour promet une annonce avant décembre et clôt le débat sur Sarah Knafo
Le président de Reconquête a mis fin aux spéculations en marge de la foire de Châlons-en-Champagne. Sa candidature pour 2027 sera officialisée avant la…

Le président de Reconquête a mis fin aux spéculations en marge de la foire de Châlons-en-Champagne. Sa candidature pour 2027 sera officialisée avant la fin de l’année, une manière de répondre à sa compagne qui se voyait peut-être en première ligne.
Jeudi, Éric Zemmour déambulait à la foire de Châlons-en-Champagne, serrant des mains et prenant la pose pour des selfies. Le décor était champêtre, mais la question politique est vite arrivée. Sarah Knafo, sa compagne et vice-présidente de Reconquête, est-elle une candidate possible pour 2027? La réponse du patron du parti a fusé, avec un ton légèrement agacé. Selon lui, elle répète sans cesse qu’elle veut qu’il soit candidat et qu’il est le candidat naturel du mouvement. Puis il a fixé une date limite. L’annonce, si elle doit venir, interviendra avant décembre.
Cette précision change la donne. En fixant lui-même l’échéance, Éric Zemmour écarte l’hypothèse d’une candidature de Sarah Knafo, très visible dans les médias. Il reprend la main sur son propre calendrier. Quant aux sondages qui placent Marine Le Pen largement en tête au premier tour, il les relativise. Pour lui, la situation est beaucoup plus mouvante qu’on ne le croit. Il dit l’avoir appris lors des élections précédentes, et surtout à la dernière présidentielle.
Son parcours de 2022 lui donne en partie raison. Il était sorti de nulle part, avait créé une vraie dynamique dans les enquêtes d’opinion à l’automne 2021, avant de s’essouffler puis de chuter en fin de campagne. Finalement, il avait terminé quatrième du premier tour, avec 7,07% des voix. De quoi relativiser les sondages, mais aussi de rappeler que rien n’est écrit à l’avance.
Pour le scrutin de 2027, il reste toutefois prudent sur les alliances. Lui qui se disait favorable à une primaire à droite n’y croit plus beaucoup. Sur une union des droites, il voit mal comment elle pourrait se faire tant que le Rassemblement national reste aussi haut. Marine Le Pen n’en veut pas, dit-il. Quoi qu’il arrive, il promet de tout faire pour lancer une dynamique. La suite est connue, ou presque. Rendez-vous avant décembre.
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