Monde
Venezuela la double secousse laisse derrière elle plus de 3500 morts et une population abandonnée
Le gouvernement vénézuélien a revu à la hausse le nombre de victimes des séismes du 24 juin. Alors que les équipes de secours internationales plient…


Le gouvernement vénézuélien a revu à la hausse le nombre de victimes des séismes du 24 juin. Alors que les équipes de secours internationales plient bagage, des milliers de familles dorment encore à la rue sans eau ni électricité.
Lundi, les autorités ont annoncé un nouveau bilan terriblement lourd. 3.535 morts et 16.740 blessés, c’est ce que comptent désormais les deux tremblements de terre qui ont frappé le nord du Venezuela il y a deux semaines. Le précédent décompte, daté de dimanche, faisait état de 3.342 décès. Derrière ces chiffres officiels se cache une réalité encore plus glaçante. Les Nations unies estiment que le nombre de disparus pourrait atteindre 50.000 personnes, même si d’autres projections parlent plutôt de 10.000. Les autorités, elles, évitent soigneusement d’utiliser ce mot. Mais l’espoir de retrouver des survivants est quasi nul aujourd’hui. Les secours venus de l’étranger commencent à quitter le pays, signe que la phase de recherche touche à sa fin.
Sur le terrain, la situation humanitaire est catastrophique. Plus de 17.000 personnes n’ont plus de toit et 856 bâtiments sont déclarés sinistrés. Dans le district de Playa Grande, des dizaines de familles vivent sous des tentes ouvertes, installées sur des matelas posés à même le sol. Autour d’elles traînent des valises et des affaires récupérées dans les maisons endommagées. « Nous n’avons ni électricité ni eau. Les escaliers sont abîmés. Personne n’est venu nous dire ce que nous allons faire », explique Casey Suarez, un agent de maintenance de 40 ans. « Nous sommes délaissés, abandonnés », ajoute-t-il. Beaucoup de Vénézuéliens cherchent encore le corps de leurs proches disparus. La colère monte contre les pouvoirs publics, jugés trop lents ou trop absents.
Les deux séismes, de magnitude 7,2 et 7,5, se sont produits à seulement 39 secondes d’intervalle. Leur puissance a surtout ravagé le nord du Venezuela, une zone densément peuplée. Aujourd’hui, alors que les regards commencent à se tourner ailleurs, les survivants restent livrés à eux-mêmes. Dans les rues et les parcs, des milliers de familles attendent une aide qui tarde à venir. L’onde de choc, elle, n’en finit pas de faire des victimes.
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