Planète
Dans le Tarn, les opposants à l’A69 plantent leurs tentes avant l’ouverture
Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées samedi sur un terrain de Cambounet-sur-le-Sor pour contester une autoroute attendue pour le début du…


Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées samedi sur un terrain de Cambounet-sur-le-Sor pour contester une autoroute attendue pour le début du mois de novembre. Installé depuis jeudi, le campement promet de tenir jusqu’au bout.
Le décor est posé depuis jeudi après-midi. À un peu plus d’un kilomètre du tracé contesté, un terrain agricole de Cambounet-sur-le-Sor accueille un campement d’opposants. Samedi, plusieurs centaines de personnes y étaient présentes, dans le calme, bien décidées à faire entendre leur voix contre l’A69, ce tronçon qui doit relier Castres à Toulouse. Le concessionnaire Atosca a annoncé vendredi soir une mise en service pour la première semaine de novembre.
Les arrivées se sont poursuivies toute la matinée. Des voitures particulières et des camions aménagés se sont garés sur un parking qui comptait déjà plus de deux cents véhicules à la mi-journée. Au centre du campement, entre les tentes et les stands, trône un grand chapiteau bleu. Une banderole installée à son sommet réclame la fin du chantier et vise directement la maison mère du concessionnaire.
Côté motivation, les arguments ne manquent pas. Une organisatrice masquée, qui se présente sous le nom de Lucie, résume la détermination du camp. Elle veut montrer que ce genre de projet ne va pas de soi et promet une présence jusqu’à la dernière goutte de bitume. Un autre jeune, également masqué et souhaitant garder l’anonymat, estime que les opposants se sont fait rouler dessus et qu’ils sont là pour le dire.
Le coût du péage revient souvent dans les discussions. Pour les opposants, un aller-retour sur les cinquante-trois kilomètres avoisinerait vingt euros par véhicule. Lucie dénonce un projet qualifié d’écocide et une aberration économique et sociale. Thomas Brail, militant écologiste et porte-parole du Groupe national de surveillance des arbres, appelle au boycott de cette autoroute. Selon lui, le prix du péage finira par détourner naturellement les automobilistes.
La journée devait se prolonger par une manifestation, dont le parcours restait en négociation avec la préfecture. Les organisateurs espèrent marcher au plus près du tracé. « Notre parcours a été un peu modifié, mais nous ce qu’on voulait, c’était marcher près de cette autoroute, donc on ira près de cette autoroute dans la mesure où les forces de l’ordre nous laisseront y aller », explique un troisième organisateur. Depuis le début des travaux au printemps 2023, ces collectifs évoquent une alchimie des luttes et veulent que leur combat serve d’exemple pour la suite.
À lire aussi





SociétéEn Ligne 7 joursUne Marche des fiertés très politique défile à Paris avant la présidentielle



PolitiqueEn Ligne 6 joursBudget 2027, Wauquiez écarte la censure et promet 20 milliards d’économies de plus



PolitiqueEn Ligne 5 joursLe Rassemblement national décroche enfin son premier groupe au Sénat



SociétéEn Ligne 6 joursJusqu’à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés



PolitiqueEn Ligne 6 joursPour Fabien Roussel, mieux vaut dialoguer avec les lycéens que laisser la violence prendre le dessus



Faits DiversEn Ligne 4 joursRefus de mariage à Béziers, 7 500 euros d’amende réclamés contre Robert Ménard



SociétéEn Ligne 5 joursLes tracteurs de la Confédération paysanne vont rejoindre les lycéens dans la rue



EuropeEn Ligne 6 joursMerz débarque à Kiev avec un milliard d’euros et un avertissement à Moscou








